# Le soleil qui dansa à Fátima

[Voir sur uap.fun](<https://uap.fun/fr/encounters/fatima-1917/>)

DOSSIER 055 · 1917

Publié: 30 septembre 2026

Trois petits bergers dirent qu’une femme de lumière apparue sur un chêne vert avait promis un signe. Le dernier jour fixé, une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes vit les nuages s’ouvrir sur un disque d’argent mat que l’on pouvait fixer sans douleur. Il trembla, tourna comme une roue de feu d’artifice et sembla tomber vers la terre. L’Église parla de miracle. Les ufologues en firent plus tard l’événement ovni ayant eu le plus de témoins jamais recensé.

![Photographie en noir et blanc de gens de la campagne sur un sol pierreux sous un ciel pâle. Une femme au foulard clair et au châle rayé, agenouillée, serre un parapluie et lève les yeux, à côté d’un homme moustachu à genoux et d’un garçon tenant un long bâton ; d’autres spectateurs, debout ou agenouillés, fixent le ciel, et une foule dense emplit l’arrière-plan.](<https://uap.fun/fatima-1917-hero.webp>)

Des pèlerins de la Cova da Iria regardant le soleil le 13 octobre 1917, photographie publiée dans Ilustração Portuguesa le 29 octobre 1917. Elle est généralement attribuée à Judah Bento Ruah, qui couvrit la journée pour O Século ; le magazine attribue ses images à Benoliel. Domaine public, via Wikimedia Commons. Recadrée.

## EN UN COUP D’ŒIL

- **DATE:** 13 octobre 1917, un peu après une heure de l’après-midi à l’horloge, dernier des six rassemblements mensuels commencés le 13 mai
- **LIEU:** La Cova da Iria, un creux de broussailles et de chênes verts dans la paroisse de Fátima, commune de Vila Nova de Ourém, sur les hauts plateaux calcaires de la Serra de Aire, au centre du Portugal
- **TYPE DE RAPPORT:** Observation de masse
- **RÉSOLUTION:** [Inexpliqué](<https://uap.fun/fr/encounters/?resolution=unexplained>)
- **STATUT DU DOSSIER:** Déclaré digne de foi par l’Église ; inexpliqué

## L’histoire

### Trois enfants et un éclair

En 1917, le Portugal était une république farouchement anticléricale, âgée de moins de sept ans, et ses soldats combattaient en France. Fátima était une paroisse de hameaux aux murets de pierre sèche sur le plateau calcaire aride de la Serra de Aire, et la Cova da Iria un creux appartenant aux parents de Lúcia dos Santos, une petite bergère de dix ans du hameau d’Aljustrel. Le dimanche 13 mai, Lúcia y gardait les moutons de la famille avec ses cousins Francisco et Jacinta Marto, âgés de huit et sept ans. Le récit que le curé de la paroisse, le père Manuel Marques Ferreira, recueillit de leur bouche environ deux semaines plus tard est simple et étrange. Ils virent d’abord « um relâmpago », un éclair, puis un autre, et ensuite « uma mulher », une femme, debout au sommet d’un petit chêne vert. Elle portait des bas blancs, une jupe blanche brodée d’or, une veste blanche et un manteau blanc, un cordon d’or et de toutes petites boucles d’oreilles, et elle tenait les mains levées. Elle leur dit de revenir le 13 de chaque mois pendant six mois. Puis, écrivit le prêtre, elle « abalou pelo ar acima », elle s’en alla en s’élevant dans les airs. Les enfants l’appelaient simplement la Dame ; les fidèles l’appelleraient Notre-Dame. Ils rentrèrent chez eux et ne purent garder le secret, et dès juin quelques dizaines de voisins curieux les suivaient jusqu’à l’arbre.

Sources: [Interrogatórios do pároco de Fátima (maio–julho de 1917)](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=31>) · [Aparições de Fátima](<https://pt.wikipedia.org/wiki/Apari%C3%A7%C3%B5es_de_F%C3%A1tima>)

![Photographie sépia de trois enfants de paysans debout devant un mur de pierre sèche couronné d’herbe : à gauche une fille au foulard sombre, au chemisier à carreaux et à la longue jupe rayée, les mains jointes ; au milieu un garçon en bonnet sombre, veste et pantalon à carreaux, tenant un long bâton de berger, une besace en travers de la poitrine ; à droite la plus petite, en foulard sombre, chemisier blanc et jupe sombre, une main sur la hanche.](<https://uap.fun/fatima-1917-three-children.jpg>)

Lúcia dos Santos, Francisco Marto et Jacinta Marto en 1917. La même image parut dans Ilustração Portuguesa le 29 octobre 1917, avec pour légende « les trois enfants qui disent que la Vierge leur a parlé ». Attribuée à Joshua Benoliel. Domaine public, via Wikimedia Commons.

[Source de l’image](<https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Children_of_F%C3%A1tima_portrait_(Attributed_to_Joshua_Benoliel)_%E2%80%93_Ilustra%C3%A7%C3%A3o_Portuguesa,_1917.jpg>)

### La petite dame à la jupe au genou

La Dame des premiers interrogatoires n’est pas celle des images pieuses. En juin, elle arriva « em linha oblíqua do lado do nascente », suivant une ligne oblique venue de l’est, et sa jupe à cordon d’or « só chegava ao joelho », ne descendait qu’au genou. Elle avait les yeux noirs et était « de meia altura », de taille moyenne. En juillet, Jacinta, sept ans, dit au curé qu’elle avait vu « uma mulher pequena », une petite femme, de la taille de la fille d’une voisine qui avait alors une quinzaine d’années, et que lorsque la femme s’en alla, « le ciel s’ouvrit et ses pieds restèrent pris alors que son corps était déjà caché ». Un prêtre qui interrogea Jacinta en octobre nota que la Dame était aussi grande que Virgínia, une fillette du village âgée de douze ans : 1,1 mètre. Le chanoine Manuel Nunes Formigão, professeur au séminaire de Santarém venu interroger les enfants à l’automne, consigna deux cordons d’or tombant de son cou jusqu’à un gland d’or à la taille, et de petits anneaux jaunes à ses oreilles. Lúcia lui dit qu’elle devait parfois détourner les yeux parce que « ela às vezes cega », elle aveugle parfois ; Francisco ne pouvait regarder son visage que peu de temps, « por causa da luz », à cause de la lumière. Formigão confia son inquiétude à ses notes : une Dame dont la robe ne descendait qu’aux genoux était « la plus grave difficulté » contre le caractère surnaturel de l’apparition, et pouvait être « une mystification préparée par l’esprit des ténèbres ».

Sources: [Interrogatórios do pároco de Fátima (maio–julho de 1917)](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=31>) · [Interrogatório do Padre José Ferreira de Lacerda](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=82>) · [Interrogatórios do Cónego Manuel Nunes Formigão](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=57>)

### Une voix comme une abeille

La foule ne pouvait ni voir la Dame ni l’entendre. Ce que certains entendirent à la place devint l’un des détails les plus cités de l’affaire. Maria Carreira, une voisine connue plus tard sous le nom de Maria da Capelinha, Maria de la Petite Chapelle, pour la chapelle dont elle prenait soin, témoigna en 1923 qu’en juin, quand Lúcia parlait à l’arbre, elle entendit « uma zunida », un bourdonnement, qui en venait, sans distinguer un seul mot. À la fin, elle entendit comme le sifflement d’une fusée de feu d’artifice prenant de la vitesse et vit un léger nuage s’élever du chêne vert et s’éloigner vers l’est ; ensuite, les pousses du sommet du petit arbre étaient courbées vers l’est, « como se os vestidos os tivessem tombado nessa direção », comme si les vêtements de la Dame les avaient couchées. En juillet, un villageois nommé Jacinto de Almeida Lopes entendit venir de l’arbre « une voix très faible comme le bourdonnement d’une abeille », et le 11 octobre 1917, un autre villageois dit au chanoine Formigão qu’on avait entendu un grondement en juillet et en août et que certains affirmaient entendre le son des réponses. Le premier article de presse, dans O Século de Lisbonne le 23 juillet, rapportait un bruit « comme le grondement du tonnerre », citait la voyante décrivant « une sorte de poupée très jolie » auréolée qui l’appelait d’une voix fine et mélodieuse, et se demandait si toute l’affaire n’était pas une manœuvre pour faire de la Serra de Aire une station thermale miraculeuse capable de rivaliser avec Lourdes.

Sources: [Processo canónico: depoimentos de setembro de 1923](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=293>) · [Inquérito paroquial](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=191>) · [Interrogatórios do Cónego Manuel Nunes Formigão](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=57>) · [Especulação financeira?](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=36>)

### L’administrateur et le coup de tonnerre

Le 13 août, les enfants n’atteignirent jamais l’arbre. Artur de Oliveira Santos, l’administrateur républicain de Vila Nova de Ourém, les emmena du presbytère de Fátima dans sa voiture et les retint deux jours à Ourém ; Lúcia raconta plus tard qu’il avait menacé de les faire frire dans l’huile. La foule qui attendait dans la Cova, quelque cinq ou six mille personnes selon le décompte du curé ce mois-là, vit tout de même ses propres signes. Leonor de Avelar e Silva Constâncio, qui était présente, écrivit en octobre que le ciel était couvert d’un léger nuage semblable à la plus fine dentelle blanche, rose par endroits, que le soleil se cacha un instant et laissa tout le monde éclairé d’« uma luz esquisita », une lumière étrange, avec des taches jaunes sur le sol et sur les vêtements, et une brusque chute de la température. Quelqu’un s’écria de regarder la brume autour de l’arbre ; elle lui fit l’effet d’une fumée montant en légères spirales, comme d’un brûle-parfum, et un homme de Lapas cria qu’il voyait la Dame entre deux nuages. Un témoin parla à l’enquête paroissiale de 1918 d’une forte détonation inexplicable à côté de l’arbre, qui effraya toute la foule au point que certains s’évanouirent, et d’un nuage aux couleurs de l’arc-en-ciel se formant près du soleil. Le père de Jacinta, Manuel Pedro Marto, jura en 1923 qu’après la détonation il vit de la poussière et de la brume et « uma espécie de globo luminoso girando nas nuvens », une sorte de globe lumineux tournant dans les nuages. Le 19 août, la Dame revint vers les enfants aux Valinhos, un pâturage près de chez eux. La mère de Lúcia témoigna en 1923 que le rameau de chêne vert rapporté par sa fille avait une odeur qu’elle n’avait jamais sentie, et la mère de Jacinta que son fils João, onze ans, entendit « un grondement comme une fusée » au départ de la vision, bien qu’il n’ait rien vu.

Sources: [Relato de Leonor de Avelar e Silva Constâncio](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=91>) · [Inquérito paroquial](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=191>) · [Processo canónico: depoimentos de setembro de 1923](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=293>) · [Interrogatório oficial de Lúcia](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=317>)

### Des étoiles à midi

Le 13 septembre, la foule était passée à quinze ou trente mille personnes. Constâncio ne vit qu’une légère éclipse du soleil, mais beaucoup autour d’elle virent ce qu’elle appela un minuscule nuage « como que um pequenino floco de algodão branco », comme un petit flocon de coton blanc, qui traversa le ciel d’est en ouest comme une étoile filante et disparut « comme soudain submergé ». Certains dirent avoir vu deux de ces étoiles, d’autres trois. Un professeur du séminaire de Santarém, le Dr António Maria de Figueiredo, vint cet après-midi-là chez le curé tout exprès pour déclarer qu’il avait vu « des étoiles dans une région inférieure à la région stellaire ». Un villageois parla à l’enquête de 1918 de choses qui tombaient et ressemblaient à des fleurs blanches, que d’autres appelaient des étoiles. En 1922, Inácio António Marques décrivit le soleil s’assombrissant jusqu’à laisser paraître la lune et les étoiles, puis, très haut, traversant d’est en ouest, « uns corpos muito pequeninos, brancos como a neve », de tout petits corps blancs comme la neige : « Certains disent que c’étaient des colombes, mais on voyait bien que ce n’étaient pas des oiseaux. » Le récit le plus célèbre de la journée est aussi l’un des plus tardifs. Mgr João Quaresma, plus tard vicaire général de Leiria, décrivit, dans un récit que le père John de Marchi publia des décennies plus tard, un globe lumineux glissant lentement et majestueusement d’est en ouest, et une fillette à côté de lui s’écriant que la Dame remontait. Lorsqu’il demanda à son compagnon ce qu’était selon lui ce globe, celui-ci répondit que c’était Notre-Dame. La conclusion de Quaresma lui-même fut la phrase que les ufologues allaient citer pendant des décennies : les enfants avaient vu la Mère de Dieu, et « il nous avait été accordé la grâce de voir le carrosse qui l’avait portée du Ciel jusqu’à la lande aride de la Serra de Aire ».

Sources: [Relato de Leonor de Avelar e Silva Constâncio](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=91>) · [Inquérito paroquial](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=191>) · [Depoimento de Inácio António Marques](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=257>) · [A Verdadeira História de Fátima](<https://fatima.org/wp-content/uploads/2018/02/True-Story-of-Fatima-Port.pdf>)

### La pluie sur la Cova da Iria

Lúcia avait annoncé que le 13 octobre la Dame ferait un miracle « pour que tout le monde croie », et la promesse fit la une dans tout le pays. O Século, le plus grand quotidien du pays et nullement ami de l’Église, envoya son reporter vedette Avelino de Almeida avec le photographe Judah Bento Ruah. Le long de la route qui surplombait la Cova, rapporta Almeida, quelqu’un compta plus de cent automobiles et plus de cent bicyclettes ; un garçon descendu d’un autocar découvert lui dit que tout ce qu’il avait vu à la Cova, c’étaient « des pierres, des charrettes, des voitures, des chevaux et des gens ». Vers dix heures, le ciel se ferma complètement et il se mit, selon les mots d’Almeida, à pleuvoir pour de bon. Il avait plu dans la nuit pour la première fois depuis des mois, nota Constâncio, et les champs étaient desséchés. Des dizaines de milliers de personnes attendaient dans la boue sous leurs parapluies, trempées, chantant et priant ; Almeida citait des estimations dépassionnées de trente ou quarante mille. Même l’heure était disputée. Le Portugal avait avancé ses horloges pour s’aligner sur les puissances belligérantes, tandis que les gens de la campagne s’en tenaient à ce qu’Almeida appelait « a hora antiga », l’heure ancienne ; à Constâncio, on dit que c’était « la vraie ». Les enfants arrivèrent après une heure à l’horloge officielle, près du midi solaire.

Sources: [Coisas espantosas! Como o sol bailou ao meio dia em Fátima](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=74>) · [Relato de Leonor de Avelar e Silva Constâncio](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=91>) · [Cartas de Gonçalo de Almeida Garrett e relato de José Maria de Proença de Almeida Garrett](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=148>) · [O milagre de Fátima (Carta a alguém que pede um testemunho insuspeito)](<https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Newspaper_fatima_353.jpg>)

![Large photographie en similigravure au grain épais montrant une longue file de gens, surtout des femmes en jupes longues et châles, debout sous des parapluies ouverts de couleur pâle au bord d’une pente broussailleuse, avec d’autres parapluies massés plus haut sur la colline derrière eux et une ligne verticale à l’endroit où deux pages du magazine se rejoignent.](<https://uap.fun/fatima-1917-umbrellas-in-the-rain.jpg>)

« Le peuple s’abritant sous ses parapluies » : la foule attendant sous la pluie le matin du 13 octobre 1917, dans Ilustração Portuguesa du 29 octobre 1917. Photo généralement attribuée à Judah Bento Ruah. Domaine public, via Wikimedia Commons.

[Source de l’image](<https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Miracle_du_soleil_attente_pluie.jpg>)

### Une plaque d’argent mat

Almeida envoya son article d’Ourém le soir même, et O Século l’imprima le 15 octobre sous le titre « Coisas espantosas! Como o sol bailou ao meio dia em Fátima », Choses stupéfiantes ! Comment le soleil dansa à midi à Fátima. La pluie cessa, écrivit-il, et toute l’immense foule se tourna vers le soleil, dégagé de tout nuage au zénith. « O astro lembra uma placa de prata fosca » : l’astre ressemblait à une plaque d’argent mat, et l’on pouvait fixer son disque sans le moindre effort. « Não queima, não cega. » Il ne brûlait pas, il n’aveuglait pas ; c’était comme si une éclipse était en cours. Puis une clameur colossale s’éleva, et devant les yeux éblouis du peuple « o sol tremeu », le soleil trembla, et eut des mouvements brusques jamais vus, « en dehors de toutes les lois cosmiques » ; le soleil « dansa », selon l’expression des paysans. D’autres, rapporta Almeida, juraient qu’il avait tourné sur lui-même comme une roue de feu d’artifice, ou qu’il était descendu presque assez bas pour brûler la terre, ou qu’il avait changé de couleur, une teinte après l’autre. Sur le marchepied de l’autobus de Torres Novas, un vieil homme récitait le Credo à voix haute, le visage tourné vers le soleil. Le soir même, dans une lettre écrite à Monte Redondo, un prêtre nommé Manuel Pereira da Silva décrivit le soleil au bord net descendant jusqu’aux nuages et tournant « comme une roue de feu » pendant plus de huit minutes, tandis que tout devenait presque obscur et que chaque visage jaunissait, et que la foule entière s’agenouillait dans la boue. Une femme de Coimbra sentit une chaleur « comme si nous étions entrés dans une serre chauffée » à mesure que le soleil descendait de plus en plus bas, devenant argenté, puis d’un violet vif, rouge et vert émeraude.

Sources: [Coisas espantosas! Como o sol bailou ao meio dia em Fátima](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=74>) · [Carta do Padre Manuel Pereira da Silva](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=72>) · [Relato de Maria Augusta Saraiva Vieira de Campos](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=139>)

![Large photographie en similigravure d’une foule immense et compacte de chapeaux sombres et de foulards s’étendant jusqu’à une rangée d’arbres ; à gauche du centre, un haut arc rustique en bois surmonté d’une petite croix, auquel pendent deux lanternes, se dresse au-dessus des têtes, et au premier plan beaucoup de gens lèvent les yeux en s’abritant du regard ; une légère ligne verticale court au milieu, là où deux pages du magazine se rejoignent.](<https://uap.fun/fatima-1917-crowd-panorama.jpg>)

La foule près de l’arbre des apparitions le 13 octobre 1917, avec l’arc rustique garni de lanternes que les villageois avaient dressé au-dessus du lieu. Ilustração Portuguesa légenda l’image en décrivant la multitude commençant « à regarder le ciel, attendant le signe de Dieu ». Photo généralement attribuée à Judah Bento Ruah. Domaine public, via Wikimedia Commons.

[Source de l’image](<https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Foule_compacte_Miracle_du_soleil.jpg>)

### Un disque taillé dans la nacre

Le témoignage oculaire le plus minutieux vint de José Maria de Proença de Almeida Garrett, dont le père, le mathématicien de Coimbra Gonçalo de Almeida Garrett, suggéra discrètement au chanoine Formigão de le lui demander. Il s’exécuta le 18 décembre 1917, s’excusant de ce que deux mois s’étaient écoulés et qu’il n’avait pris aucune note. Il se tenait sur la route, à une centaine de mètres de l’arbre, et se fiait à l’heure officielle. Trois fois, pendant que la foule priait, il vit une mince colonne de fumée bleuâtre s’élever tout droit de l’endroit où se trouvaient les enfants, à deux ou trois mètres au-dessus des têtes, puis disparaître ; il crut à un encensoir, et on lui dit plus tard que rien n’avait été brûlé. Quand le soleil perça à travers de minces cirrus, il rejeta la comparaison, entendue à Fátima, avec un disque d’argent mat. Il était plus clair et plus riche que cela, écrivit-il, avec des reflets changeants comme « l’orient », le lustre, « d’une perle », le bord net « comme une table de jeu », « un disque bruni taillé dans la nacre d’un coquillage ». Le disque se mit à tourner sur lui-même à une vitesse folle. Puis, tandis qu’un cri s’élevait, « o sol, conservando a celeridade da sua rotação, destaca-se do firmamento e sanguíneo avança sobre a terra » : le soleil, tournant toujours, se détacha du ciel et s’avança, rouge sang, vers la terre, menaçant de les écraser sous le poids de son énorme meule de feu. « Ce furent des secondes d’une impression terrifiante. » À un moment, tout le paysage devint améthyste, jusqu’à l’ombre d’un chêne ; il se couvrit les yeux pour vérifier si sa rétine était atteinte, et le violet demeura. Plus tard, tout prit la couleur de vieux damas jaune, et les gens autour de lui semblaient malades de la jaunisse. Un paysan à côté de lui dit avec stupeur : « Cette dame est jaune. » Quelques jours plus tard, il fixa volontairement le soleil pour comparer, et ne vit que des taches jaunes irrégulières qui se déplaçaient avec son regard.

Sources: [Cartas de Gonçalo de Almeida Garrett e relato de José Maria de Proença de Almeida Garrett](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=148>)

### Le globe secoué d’électricité

Tout le monde ne décrivit pas le soleil. Une femme de Viseu, signant « J. » dans le Correio da Beira du 10 novembre 1917, raconta qu’à une heure, là où le nuage s’était retiré, « apareceu um globo, prateado », un globe argenté apparut, faisant un petit tour et se montrant çà et là à travers les nuages, trois fois, à des intervalles de trois ou quatre minutes. Un nuage ou une flamme d’un rouge éclatant le recouvrit, puis « ce globe ou cette sphère fut agité nerveusement comme s’il était mû par l’électricité » et sembla enfler, comme s’il voulait plonger vers la terre, ou lui parler. João Maria Lúcio Serra, écrivant ce mois de novembre, vit de doux faisceaux de lumière de forme ovale, disposés à égale distance tout autour de l’horizon rouge orangé, qui se reflétaient sur le sol. Maria Carreira témoigna en 1923 que sa fille, debout sur une pierre à un mètre de l’arbre, sentit un coup au visage et vit une belle lumière, et qu’elle-même vit « uma bola, não inteiramente redonda, como um ovo », une boule pas tout à fait ronde, comme un œuf, aux couleurs de l’arc-en-ciel mais bien plus brillante, avec une queue d’un mètre et demi, qui passa rapidement tout près du chêne vert et disparut à un empan du sol. Parmi les seize villageois qui firent des dépositions sous serment à Porto de Mós le 25 octobre, l’un vit Notre-Dame portant l’Enfant Jésus sur son bras gauche. Lúcia elle-même, dit-elle au curé trois jours plus tard, avait vu une succession de figures à côté du soleil : saint Joseph avec l’Enfant, Notre-Seigneur, et la Dame sous plusieurs aspects. Elle annonça aussi à la foule, selon plusieurs récits, que la guerre finirait ce jour-là et que les soldats seraient bientôt de retour. Elle ne prit fin que treize mois plus tard.

Sources: [Relato publicado no Correio da Beira](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=128>) · [Relato de João Maria Lúcio Serra](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=135>) · [Processo canónico: depoimentos de setembro de 1923](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=293>) · [Depoimentos de testemunhas de Porto de Mós](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=107>) · [Interrogatórios do pároco de Fátima (maio–julho de 1917)](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=31>) · [Interrogatórios do Cónego Manuel Nunes Formigão](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=57>)

![Page de magazine numérisée aux bordures florales Art nouveau ouvragées, sous le titre « O MILAGRE DE FÁTIMA » : une large photographie en haut montre une rangée de gens de la campagne debout, s’abritant les yeux de la main et regardant vers le haut, trois photographies plus petites de pèlerins agenouillés et debout se trouvent en dessous, et des colonnes de texte portugais remplissent le reste de la page.](<https://uap.fun/fatima-1917-ilustracao-portuguesa-page-353.jpg>)

La première page de « O milagre de Fátima » d’Avelino de Almeida, sa lettre ouverte à « quelqu’un qui demande un témoignage insoupçonnable », dans Ilustração Portuguesa n° 610, 29 octobre 1917. Il y écrivit que le soleil avait dansé une danse « violente et convulsive », et laissa le reste « à la Science et à l’Église ». Domaine public, via Wikimedia Commons.

[Source de l’image](<https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Newspaper_fatima_353.jpg>)

### De l’apparition à l’ovni

Pendant quarante ans, Fátima appartint à l’Église. La plus ancienne lecture explicitement soucoupiste connue parut dans l’Australian Flying Saucer Review en septembre 1960, à côté d’un article intitulé « Angels Are Men from Space » (Les anges sont des hommes venus de l’espace) : à midi, affirmait-elle, un disque brillant « pris par beaucoup pour le soleil » apparut au zénith, et ce ne pouvait pas être le soleil, « car les témoins oculaires le regardaient sans être éblouis ». Elle illustrait son propos par ce qu’elle appelait la « photographie contemporaine » du ciel de Fátima due à Alfredo de Fendrica. Les photographies du soleil citées dans le rapport canonique de 1930, notent les éditeurs du Sanctuaire, furent prises par Alfredo J. de Mendonça le 13 mai 1921. À Paris, en 1962, le compositeur de chansons Paul Misraki, sous le nom de Paul Thomas, soutint dans Les Extraterrestres que les miracles religieux, Fátima avant tout, pouvaient avoir une cause commune avec les observations modernes de soucoupes ; Jacques Vallée, qui lui rendit visite en septembre de cette année-là, nota qu’un évêque catholique avait dit à Misraki que sa lecture était parfaitement valable.

Sources: [Sky Phenomenon at Fatima](<https://archive.org/details/Australian_Flying_Saucer_Review_1960_09_vol_1_no_3>) · [Relatório da Comissão Canónica](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=489>) · [Forbidden Science: Journals 1957–1969](<https://openlibrary.org/search?q=Forbidden+Science+Journals+1957-1969+Vallee>)

### La Fátima de Vallée

Vallée fit entrer l’affaire dans le canon de l’ufologie. Dans Anatomy of a Phenomenon (1965), il écrivit qu’« un disque argenté qui vola à travers le ciel » était apparu devant soixante-dix mille témoins, et cita l’écrivain espagnol Antonio Ribera, qui comparait la Dame à un explorateur blanc se faisant passer pour « le grand dieu blanc » afin de gagner la confiance des indigènes. Dans Passport to Magonia (1969), il compta Fátima parmi les cas reconnus par l’Église qui ne sont « rien de plus que des phénomènes ovni ». Dans The Invisible College (1975), il présenta toute la séquence comme une affaire d’ovni : des sphères lumineuses, des vagues de chaleur, le mouvement « en feuille morte » d’une soucoupe, le bourdonnement d’abeille qu’il qualifiait de « son typique associé aux ovnis modernes », deux prêtres sceptiques présents le 13 septembre qu’il surnomma, dans le jargon même de l’ufologie, « hommes en noir », dont l’un appela le globe « un véhicule céleste ». Il reprit aussi, sans en citer la source, l’affirmation selon laquelle deux témoins qui avaient observé le disque aux jumelles y avaient vu une échelle et deux entités.

Sources: [Anatomy of a Phenomenon](<https://openlibrary.org/search?q=Anatomy+of+a+Phenomenon+Vallee>) · [Passport to Magonia](<https://en.wikipedia.org/wiki/Passport_to_Magonia>) · [The Invisible College](<https://openlibrary.org/search?q=The+Invisible+College+Vallee>)

### Le dossier portugais

La lecture ufologique trouva ses défenseurs les plus sérieux au Portugal même. En 1978, l’historienne Fina d’Armada fut admise dans les archives du Sanctuaire et, avec le chercheur de Porto Joaquim Fernandes, elle publia en 1982 Intervenção Extraterrestre em Fátima (Intervention extraterrestre à Fátima) ; la version anglaise, Heavenly Lights, parut en 2005 avec une préface de Vallée. Leur méthode consistait à revenir aux premiers interrogatoires, avant que des décennies de dévotion ne les remodèlent, et à composer un portrait de l’être que les enfants avaient réellement décrit : environ 1,1 mètre, l’air d’avoir de douze à quinze ans, une jupe qui ne dépassait jamais les genoux, quelque chose sur la tête qui couvrait les oreilles et les cheveux, et, pendant de son cou, un cordon portant « uma bola luminosa », une boule lumineuse, à hauteur de la taille. Elle ne bougeait ni le visage ni les lèvres quand elle « parlait », écrivirent-ils, et ne remuait pas les jambes quand elle se retirait à reculons dans le ciel. Dans leur lecture, la boule devint un « cœur » dans les mémoires de Lúcia de 1941 et, quelques dizaines de pages plus loin, le Cœur immaculé de Marie. D’Armada retrouva des témoins encore en vie. La sœur de Lúcia, Maria dos Anjos, lui dit qu’elle aussi avait entendu le bourdonnement quand Lúcia écoutait la Dame, et, quand on lui demanda si cela ressemblait à un essaim, répondit : « Não. Só uma! » Non. Une seule ! Les mêmes archives renfermaient un détail que Fernandes appelle une quatrième voyante : Maria Carreira témoigna que le 28 juillet 1917, sa fille Carolina, douze ans, et une fillette de sept ans originaire d’Espite virent près du chêne vert une petite figure très belle aux cheveux blonds, et que Lúcia dit plus tard que la Dame l’avait appelée un ange.

Sources: [As “aparições” de Fátima, 1917](<https://athena.pt/2017/05/11/116/>) · [Heavenly Lights: The Apparitions of Fátima and the UFO Phenomenon](<https://anomalistbooks.com/book.cfm?id=30>) · [Processo canónico: depoimentos de setembro de 1923](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=293>)

### Une chapelle, une bombe et un verdict

Francisco et Jacinta Marto attrapèrent tous deux la grippe de 1918. Francisco mourut chez lui le 4 avril 1919 ; Jacinta mourut dans un hôpital de Lisbonne le 20 février 1920. Des villageois bâtirent une petite chapelle sur l’emplacement de l’arbre entre avril et juin 1919, et la première messe y fut autorisée le 13 octobre 1921. Le 6 mars 1922, quelqu’un en fit sauter le toit à la dynamite ; elle fut reconstruite la même année. En mai 1922, le nouvel évêque de Leiria, José Alves Correia da Silva, ouvrit une enquête canonique, et le 13 octobre 1930, il déclara les visions des enfants « dignes de foi ». Lúcia devint religieuse et, entre 1935 et 1941, écrivit des mémoires qui ajoutaient un Ange de la Paix apparu trois fois aux enfants en 1916 et une figure « comme une statue de neige » vue en 1915. Les interrogatoires de 1917 ne consignent que le souvenir, chez Lúcia, d’une figure blanche sur un arbre dans les collines, « une personne enveloppée dans un drap », vue l’année précédant les apparitions. La troisième partie d’un secret que, selon elle, la Dame lui avait confié fut publiée par le Vatican le 26 juin 2000. Lúcia mourut en 2005, à quatre-vingt-dix-sept ans ; Francisco et Jacinta furent canonisés à Fátima en mai 2017, un siècle après le premier éclair.

Sources: [Aparições de Fátima](<https://pt.wikipedia.org/wiki/Apari%C3%A7%C3%B5es_de_F%C3%A1tima>) · [A Providência Divina](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=552>) · [Interrogatórios do Cónego Manuel Nunes Formigão](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=57>) · [Processo canónico: depoimentos de setembro de 1923](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=293>) · [The Real Secrets of Fatima](<https://centerforinquiry.s3.amazonaws.com/wp-content/uploads/sites/29/2009/11/22164423/p14.pdf>)

![Photographie en noir et blanc sombre et granuleuse d’une petite chapelle blanchie à la chaux au toit éventré : des planches de toiture brisées et une croix de travers se découpent sur un ciel pâle au-dessus d’un mur du fond blanc et nu ; une fille en foulard se tient à l’intérieur à côté d’une silhouette assise, et des femmes en châles sombres se tiennent dans l’ombre à gauche.](<https://uap.fun/fatima-1917-chapel-bombed-1922.jpg>)

La Capelinha das Aparições après l’attentat du 6 mars 1922 ; elle avait été construite moins de trois ans plus tôt sur l’emplacement du chêne vert. Photographe inconnu. Domaine public, via Wikimedia Commons.

[Source de l’image](<https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Capelinha_das_Apari%C3%A7%C3%B5es_dinamitada,_1922.jpg>)

## Les preuves

### Ce qui fut écrit, et quand

Peu d’affaires d’ovnis laissent une telle trace écrite. La Documentação Crítica de Fátima du Sanctuaire publie les notes du curé sur les récits des enfants de mai, juin et juillet 1917 ; les interrogatoires du chanoine Formigão de septembre à novembre ; les deux articles d’Avelino de Almeida ; la lettre d’un prêtre écrite le soir même ; les dépositions de Porto de Mós du 25 octobre ; et une série de lettres de témoins d’octobre à décembre 1917. Une deuxième strate provient de l’enquête paroissiale de 1918–1919 et des dépositions canoniques de 1922–1924, quand les souvenirs dataient de cinq ou six ans. Une troisième vient des entretiens du père de Marchi dans les années 1940 et des mémoires de Lúcia de 1935–1941. Beaucoup des détails les plus connus appartiennent aux strates tardives : le « carrosse » de Quaresma, la vue du soleil rapportée par un écolier d’Alburitel, à quelque seize kilomètres de là, et les vêtements trempés soudain secs, qui apparaissent pour la première fois dans la déclaration d’Inácio Marques en 1922. La strate contemporaine a ses propres merveilles : la plaque d’argent, la roue de feu d’artifice, la lumière améthyste, le globe argenté, les étoiles à midi.

Sources: [Interrogatórios do pároco de Fátima (maio–julho de 1917)](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=31>) · [Coisas espantosas! Como o sol bailou ao meio dia em Fátima](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=74>) · [Depoimento de Inácio António Marques](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=257>) · [A Verdadeira História de Fátima](<https://fatima.org/wp-content/uploads/2018/02/True-Story-of-Fatima-Port.pdf>)

### Comment l’histoire grandit

La foule grossit à chaque récit. Almeida rapporta des estimations de trente à quarante mille personnes le 15 octobre et de cinquante mille deux semaines plus tard ; le curé en donna quarante à cinquante mille en 1918 ; la brochure de Formigão de 1923 et le rapport canonique de 1930 en donnèrent soixante-dix mille, le chiffre qu’adopta l’ufologie, et des livres de dévotion ultérieurs atteignirent cent mille. La série mois par mois établie par le curé en 1918, des trois enfants en mai à cinquante personnes en juin et à des dizaines de milliers en octobre, devint, arrondie en chemin, la progression de Vallée : « 3, 50, 4 500, 18 000, 30 000, 70 000 ». La tradition mensuelle dériva elle aussi. La fameuse « pluie de pétales » qui s’évanouissait avant de toucher le sol est consignée en ces termes pour un pèlerinage du 13 mai 1923, alors que les témoins de septembre 1917 parlaient d’étoiles, de fleurs blanches et de corps blancs comme la neige. Les « photographies du soleil » étaient des images prises en 1921, et une autre photographie de presse du miracle était, selon Vallée, la photographie d’une éclipse. Et le témoin qui vit le ciel depuis la véranda de sa maison de São Pedro de Moel, le poète Afonso Lopes Vieira, s’éloigna d’environ trente-trois kilomètres, une vingtaine de miles, jusqu’aux « trente miles » de l’article soucoupiste de 1960.

Sources: [Coisas espantosas! Como o sol bailou ao meio dia em Fátima](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=74>) · [O milagre de Fátima (Carta a alguém que pede um testemunho insuspeito)](<https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Newspaper_fatima_353.jpg>) · [Relatório do pároco de Fátima](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=175>) · [Relatório da Comissão Canónica](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=489>) · [The Invisible College](<https://openlibrary.org/search?q=The+Invisible+College+Vallee>) · [Miracle of the Sun](<https://en.wikipedia.org/wiki/Miracle_of_the_Sun>) · [Sky Phenomenon at Fatima](<https://archive.org/details/Australian_Flying_Saucer_Review_1960_09_vol_1_no_3>)

### Où les témoins concordent, et où ils divergent

Sur quelques points, les récits de 1917 concordent étroitement : la pluie cessa à l’arrivée des enfants ; le soleil, ou quelque chose à sa place, pouvait être regardé sans douleur ; il sembla tourner ou trembler ; des couleurs balayèrent la foule et le paysage, les visages jaunes étant le plus souvent mentionnés ; et il sembla s’approcher de la terre. Les phénomènes durèrent environ huit à dix minutes selon le décompte de Gonçalo Garrett. Au-delà, les témoins divergent. Almeida vit une plaque qui tremblait et dansait ; Garrett une perle tournoyante qui tomba rouge sang ; l’auteure du Correio da Beira un globe argenté traversant trois fois les nuages ; Maria Carreira une boule en forme d’œuf aux couleurs de l’arc-en-ciel, pourvue d’une queue ; certains ne virent qu’un soleil pâle, et un villageois de Porto de Mós vit la Vierge à l’Enfant. Gonçalo Garrett nota lui-même en décembre que depuis octobre des gens affirmaient voir le soleil tourner et étinceler bien des jours : « Muito será imaginação », il y aura là beaucoup d’imagination. Il rapporta aussi que l’évêque de Portalegre avait vu le soleil tourner et changer de couleur à Torres Novas le 20 octobre.

Sources: [Coisas espantosas! Como o sol bailou ao meio dia em Fátima](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=74>) · [Cartas de Gonçalo de Almeida Garrett e relato de José Maria de Proença de Almeida Garrett](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=148>) · [Relato publicado no Correio da Beira](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=128>) · [Processo canónico: depoimentos de setembro de 1923](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=293>) · [Depoimentos de testemunhas de Porto de Mós](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=107>)

### Ce que virent les scientifiques

Rien d’inhabituel concernant le soleil ne fut enregistré ailleurs. L’astronome lisboète Frederico Oom observa que si le phénomène avait été cosmique, les observatoires n’auraient pas manqué de l’enregistrer, « et c’est précisément ce qui fait défaut » ; la commission canonique vit dans ce même silence la preuve d’une cause surnaturelle. Le père de Garrett pensait que les effets étaient atmosphériques, produits dans l’air au-dessus de la Cova sur l’image du soleil. Le physicien Auguste Meessen, qui fixa lui-même le soleil en 2002 et le vit aussitôt se changer en un disque gris au bord brillant, soutint lors d’un colloque à Porto en 2003 que la danse, les couleurs et l’approche sont des images rémanentes rétiniennes et des illusions de mouvement produites par la fixation d’un soleil atténué par l’air humide, « une illusion hautement remarquable ». Il rejeta aussi la lecture ovni pour une raison géométrique : un engin masquant le soleil projetterait un cône d’ombre, et les personnes situées près de son bord auraient vu une éclipse partielle, ce que personne ne rapporta. Steuart Campbell proposa en 1989 des poussières de haute altitude, et le prêtre bénédictin et physicien Stanley Jaki une lentille de cristaux de glace en 1999, tout en soutenant que le miracle tenait à son moment. Joe Nickell invoque de minces nuages, la suggestion et les images rémanentes dues à la fixation du soleil, ainsi qu’un lieu d’apparitions plus récent où plus de deux cents personnes regardèrent à travers un télescope muni d’un filtre sans rien voir d’inhabituel.

Sources: [Relatório da Comissão Canónica](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=489>) · [Cartas de Gonçalo de Almeida Garrett e relato de José Maria de Proença de Almeida Garrett](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=148>) · [Apparitions and Miracles of the Sun](<https://bdigital.ufp.pt/server/api/core/bitstreams/fdfdf59b-16d0-4fb1-8eec-b09f5c73a5fd/content>) · [Miracle of the Sun](<https://en.wikipedia.org/wiki/Miracle_of_the_Sun>) · [The Real Secrets of Fatima](<https://centerforinquiry.s3.amazonaws.com/wp-content/uploads/sites/29/2009/11/22164423/p14.pdf>)

### Note sur la classification et les éléments de preuve

Les archives classent Fátima comme une observation de masse. Ses éléments de preuve sont inhabituels pour ces archives : des dizaines de récits écrits datant de 1917 même, certains sous serment et beaucoup recueillis par des ecclésiastiques qui mettaient à l’épreuve une revendication de surnaturel, ainsi que des photographies de la foule, mais aucune du ciel. Les visions des enfants sont des témoignages sur une figure qu’eux seuls pouvaient voir. Les observations de la foule sont des témoignages sur le ciel, consignés en quelques jours ou semaines, et dans certains cas en quelques heures. Aucun observatoire n’enregistra d’anomalie, et aucune photographie n’en montre. L’interprétation ovni commença en 1960 et repose sur la lecture de ces documents, non sur des éléments nouveaux. Le verdict de l’Église, l’engin des ufologues et les images rémanentes des physiciens partent tous des mêmes pages.

Sources: [Interrogatórios do pároco de Fátima (maio–julho de 1917)](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=31>) · [Relatório da Comissão Canónica](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=489>) · [Sky Phenomenon at Fatima](<https://archive.org/details/Australian_Flying_Saucer_Review_1960_09_vol_1_no_3>) · [Heavenly Lights: The Apparitions of Fátima and the UFO Phenomenon](<https://anomalistbooks.com/book.cfm?id=30>)

## Chronologie

- **5 OCT 1910:** La monarchie portugaise tombe ; la nouvelle république sépare l’Église et l’État.
- **13 MAI 1917:** Après deux éclairs, Lúcia, Francisco et Jacinta voient une femme en blanc sur un chêne vert de la Cova da Iria.
- **13 JUIN 1917:** Une cinquantaine de curieux ; un bourdonnement venu de l’arbre, et un léger nuage qui dérive vers l’est.
- **13 JUIL 1917:** Des milliers de personnes sont présentes ; des témoins entendent un grondement et une voix comme une abeille.
- **23 JUIL 1917:** O Século publie le premier article de presse, soupçonnant une manœuvre autour d’une source d’eau minérale.
- **13 AOÛT 1917:** L’administrateur d’Ourém retient les enfants ; la foule entend un coup de tonnerre et voit un nuage coloré et une lumière étrange.
- **19 AOÛT 1917:** La Dame apparaît aux enfants aux Valinhos.
- **13 SEPT 1917:** Des dizaines de milliers de personnes voient des étoiles à midi, des corps blancs qui tombent et, selon des récits ultérieurs, un globe lumineux traversant le ciel d’est en ouest.
- **27 SEPT 1917:** Le chanoine Formigão interroge les enfants pour la première fois et s’inquiète de la jupe courte de la Dame.
- **13 OCT 1917:** Après une matinée de pluie battante, une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes voit le soleil devenir un disque d’argent mat, tourner, changer de couleur et sembler tomber.
- **15 OCT 1917:** L’article d’Avelino de Almeida « Comment le soleil dansa à midi à Fátima » paraît dans O Século.
- **25 OCT 1917:** Seize témoins font des dépositions sous serment à Porto de Mós.
- **29 OCT 1917:** Ilustração Portuguesa publie la lettre d’Almeida et les photographies de la foule.
- **18 DÉC 1917:** José Maria de Almeida Garrett rédige son récit du disque de nacre.
- **4 AVR 1919:** Francisco Marto meurt de la grippe.
- **20 FÉVR 1920:** Jacinta Marto meurt à Lisbonne.
- **6 MARS 1922:** La chapelle construite sur le lieu des apparitions est dynamitée.
- **13 OCT 1930:** L’évêque de Leiria déclare les visions dignes de foi.
- **1935–1941:** Lúcia écrit ses mémoires, qui ajoutent un Ange de la Paix en 1916 et une figure blanche comme la neige en 1915.
- **SEPT 1960:** L’Australian Flying Saucer Review soutient que le disque n’était pas le soleil.
- **1962:** Les Extraterrestres de Paul Misraki rapproche Fátima des observations de soucoupes.
- **1975:** The Invisible College de Jacques Vallée présente Fátima comme une affaire d’ovni.
- **1978:** Fina d’Armada entre dans les archives du Sanctuaire et interroge des témoins encore en vie.
- **26 JUIN 2000:** Le Vatican publie la troisième partie du secret de Lúcia.
- **2003:** Auguste Meessen présente son explication par les images rémanentes lors d’un colloque à Porto.
- **2005:** Heavenly Lights fait connaître le dossier ovni portugais aux lecteurs anglophones ; Lúcia meurt.
- **13 MAI 2017:** Francisco et Jacinta sont canonisés à Fátima pour le centenaire.

## Sources et entretiens

Les sources conservent leur langue d’origine ; leurs titres et descriptions sont traduits.

- [Interrogatórios do pároco de Fátima (maio–julho de 1917)](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=31>) — Notes du père Manuel Marques Ferreira sur les premiers récits des enfants · Documentação Crítica de Fátima: Seleção de documentos (1917–1930), Santuário de Fátima, 2013, doc. 1–3
- [Especulação financeira?](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=36>) — O Século (Lisbonne) · 23 juillet 1917 · Le premier article de presse, envoyé par un correspondant à Meia-Via · Sélection DCF, doc. 4
- [Interrogatórios do Cónego Manuel Nunes Formigão](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=57>) — Les interrogatoires des trois enfants par le chanoine Formigão les 27 septembre, 11 et 13 octobre et 2 novembre 1917, avec ses doutes personnels · Sélection DCF, doc. 10, 11 et 22
- [Interrogatório do Padre José Ferreira de Lacerda](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=82>) — 19 octobre 1917 · Où Jacinta compare la taille de la Dame à celle d’une fillette de douze ans · Sélection DCF, doc. 15
- [Carta do Padre Manuel Pereira da Silva](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=72>) — Une lettre écrite à Monte Redondo à 21 h 30 le 13 octobre 1917, quelques heures après l’événement · Sélection DCF, doc. 12
- [Coisas espantosas! Como o sol bailou ao meio dia em Fátima](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=74>) — Avelino de Almeida · O Século (Lisbonne) · 15 octobre 1917, daté d’Ourém, le 13 octobre · Sélection DCF, doc. 13
- [Relato de Leonor de Avelar e Silva Constâncio](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=91>) — Écrit fin octobre 1917 · Un témoin oculaire des 13 août, 13 septembre et 13 octobre · Sélection DCF, doc. 17
- [Depoimentos de testemunhas de Porto de Mós](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=107>) — Seize dépositions sous serment recueillies par le père Joaquim Vieira da Rosa le 25 octobre 1917, à la demande du Patriarcat · Sélection DCF, doc. 19
- [O milagre de Fátima (Carta a alguém que pede um testemunho insuspeito)](<https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Newspaper_fatima_353.jpg>) — Avelino de Almeida · Ilustração Portuguesa n° 610 (Lisbonne) · 29 octobre 1917, p. 353–356 · Numérisation de la page sur Wikimedia Commons ; texte dans la sélection DCF, doc. 21
- [Relato publicado no Correio da Beira](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=128>) — Signé « J. » (Maria José de Lemos Queirós), écrit le 30 octobre et imprimé dans le Correio da Beira (Viseu) le 10 novembre 1917 · Sélection DCF, doc. 23
- [Relato de João Maria Lúcio Serra](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=135>) — Daté du 13 novembre 1917 · Les lumières ovales régulièrement espacées sur l’horizon · Sélection DCF, doc. 25
- [Relato de Maria Augusta Saraiva Vieira de Campos](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=139>) — Une brochure de Coimbra écrite le 19 octobre 1917 · Sélection DCF, doc. 26
- [Cartas de Gonçalo de Almeida Garrett e relato de José Maria de Proença de Almeida Garrett](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=148>) — La lettre du père du 3 décembre 1917 et le témoignage oculaire du fils du 18 décembre 1917, tous deux adressés au chanoine Formigão · Sélection DCF, doc. 28 et 29
- [Inquérito paroquial](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=191>) — Dépositions de Jacinto de Almeida Lopes (20 décembre 1918) et de Manuel Gonçalves Júnior (31 décembre 1918) pour l’enquête paroissiale · Sélection DCF, doc. 39–40
- [Relatório do pároco de Fátima](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=175>) — Père Manuel Marques Ferreira · 6 août 1918 · Avec ses estimations mois par mois de la foule · Sélection DCF, doc. 36
- [Depoimento de Inácio António Marques](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=257>) — 23 novembre 1922 · Les corps blancs de septembre et les vêtements mouillés qui sèchent · Sélection DCF, doc. 72
- [Processo canónico: depoimentos de setembro de 1923](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=293>) — Dépositions sous serment de Maria Rosa dos Santos, de Manuel Pedro et Olímpia Marto, de Maria Carreira et d’autres, 23–28 septembre 1923 · Sélection DCF, doc. 80
- [Interrogatório oficial de Lúcia](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=317>) — 8 juillet 1924, à l’Asilo de Vilar à Porto · Sélection DCF, doc. 82
- [Relatório da Comissão Canónica](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=489>) — 13 avril 1930 · Cite l’astronome Frederico Oom de l’observatoire de Lisbonne ; la note des éditeurs identifie les « photographies du soleil » comme des images de mai 1921 dues à Alfredo J. de Mendonça · Sélection DCF, doc. 120
- [A Providência Divina](<https://www.fatima.pt/files/upload/fontes/F001_DCF_selecao.pdf#page=552>) — Mgr José Alves Correia da Silva, évêque de Leiria · Lettre pastorale du 13 octobre 1930 déclarant les visions dignes de foi · Sélection DCF, doc. 133
- [A Verdadeira História de Fátima](<https://fatima.org/wp-content/uploads/2018/02/True-Story-of-Fatima-Port.pdf>) — Père John de Marchi · Édition portugaise de sa compilation d’entretiens des années 1940–1950, dont le récit du 13 septembre par Mgr João Quaresma et le témoin d’Alburitel · PDF hébergé par le Fatima Center
- [Sky Phenomenon at Fatima](<https://archive.org/details/Australian_Flying_Saucer_Review_1960_09_vol_1_no_3>) — Australian Flying Saucer Review, vol. 1, n° 3 · Septembre 1960, p. 6–7 · La plus ancienne lecture ovni explicite retrouvée, imprimée à côté de « Angels Are Men from Space »
- [Forbidden Science: Journals 1957–1969](<https://openlibrary.org/search?q=Forbidden+Science+Journals+1957-1969+Vallee>) — Jacques Vallée · North Atlantic Books, 1992 · Entrée du 18 septembre 1962, sur une visite à Paul Misraki
- [Anatomy of a Phenomenon](<https://openlibrary.org/search?q=Anatomy+of+a+Phenomenon+Vallee>) — Jacques Vallée · Henry Regnery, Chicago · 1965 · « Fatima: the Miraculous UFO », p. 204–207, d’après Misraki et Antonio Ribera dans Flying Saucer Review (1964)
- [Passport to Magonia](<https://en.wikipedia.org/wiki/Passport_to_Magonia>) — Jacques Vallée · Henry Regnery, Chicago · 1969 · Fátima parmi les cas reconnus par l’Église qui ne sont « rien de plus que des phénomènes ovni »
- [The Invisible College](<https://openlibrary.org/search?q=The+Invisible+College+Vallee>) — Jacques Vallée · E. P. Dutton, New York · 1975 · Chapitre « What Happened at Fatima », repris dans Dimensions (1988)
- [As “aparições” de Fátima, 1917](<https://athena.pt/2017/05/11/116/>) — Joaquim Fernandes · Revista Athena · 11 mai 2017 · Le portrait composite de la Dame établi par Fernandes et Fina d’Armada à partir des archives du Sanctuaire, et les entretiens de d’Armada en 1978
- [Heavenly Lights: The Apparitions of Fátima and the UFO Phenomenon](<https://anomalistbooks.com/book.cfm?id=30>) — Joaquim Fernandes et Fina d’Armada · EcceNova, 2005 ; réédition Anomalist Books · Traduit par Andrew D. Basiago et Eva M. Thompson, préface de Jacques Vallée
- [Apparitions and Miracles of the Sun](<https://bdigital.ufp.pt/server/api/core/bitstreams/fdfdf59b-16d0-4fb1-8eec-b09f5c73a5fd/content>) — Auguste Meessen (Université catholique de Louvain) · Forum international « Science, Religion and Conscience », Porto, 23–25 octobre 2003 · Actes, Universidade Fernando Pessoa, p. 199–219
- [The Real Secrets of Fatima](<https://centerforinquiry.s3.amazonaws.com/wp-content/uploads/sites/29/2009/11/22164423/p14.pdf>) — Joe Nickell · Skeptical Inquirer vol. 33, n° 6 · Novembre–décembre 2009
- [Miracle of the Sun](<https://en.wikipedia.org/wiki/Miracle_of_the_Sun>) — Wikipédia · Édition anglaise · Résumés de Steuart Campbell (1989), Stanley Jaki (1999) et Kevin McClure (1983), et la citation du poète Afonso Lopes Vieira par De Marchi
- [Aparições de Fátima](<https://pt.wikipedia.org/wiki/Apari%C3%A7%C3%B5es_de_F%C3%A1tima>) — Wikipédia · Édition portugaise · Chronologie de la naissance des enfants à la canonisation de 2017, d’après la chronologie du Sanctuaire lui-même

Vous avez repéré une erreur ou connaissez une meilleure source ? Écrivez à hello@uap.fun.

## Dossiers liés

- [Les fils d’argent au-dessus de Florence](<https://uap.fun/fr/encounters/florence-stadium-1954/>) — Une autre foule levant les yeux, et des filaments blancs tombant du ciel, cousins des fleurs blanches et des corps blancs comme la neige signalés à Fátima en septembre 1917.
- [La bataille céleste au-dessus de Nuremberg](<https://uap.fun/fr/encounters/nuremberg-1561/>) — Des globes, des croix et un soleil obscurci lus comme un signe de Dieu, des siècles avant que quiconque ne songe aux soucoupes.
- [Le Signe de Shambhala](<https://uap.fun/fr/encounters/roerich-1927/>) — Dix ans après Fátima, un ovale brillant au-dessus des hautes terres du Gansu fut pris pour un signe spirituel par ceux qui le virent.
- [La nuit où le ciel fit signe en retour](<https://uap.fun/fr/encounters/father-gill-1959/>) — Des prêtres pour témoins, des silhouettes dans la lumière, et un événement que les ufologues et les hommes d’Église lisent de façons très différentes.
- [La rencontre de l’école Ariel](<https://uap.fun/fr/encounters/ariel-school-1994/>) — Des écoliers qui dirent qu’un être leur avait transmis un message sans paroles, un message qu’ils portèrent jusqu’à l’âge adulte.

## UNE NOTE SUR LES PREUVES

Non identifié décrit une limite des informations disponibles. Il n’établit pas une origine.

[DOSSIER SUIVANT: Le navire dans les airs au-dessus de Clonmacnoise](<https://uap.fun/fr/encounters/clonmacnoise-749/>)
