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DOSSIER / 069 — 1952

La soucoupe qui s’invita à Mainbrace

En septembre 1952, l’OTAN emplit la mer du Nord de navires pour Mainbrace, et un visiteur inattendu fit son apparition dans les rapports. Des équipages du Yorkshire virent un disque argenté suivre un chasseur Meteor et descendre en se balançant comme une feuille de sycomore qui tombe ; un photographe embarqué sur un porte-avions photographia un objet rond qui s’élevait au-dessus du pont d’envol. Un officier de la RAF déclara plus tard que ces observations avaient amené la RAF à reconnaître officiellement l’ovni.

Photographie en noir et blanc d’un cuirassé en silhouette sur une mer scintillante, minuscule sous un ciel presque entièrement rempli de cumulus amoncelés et éclairés par le soleil, une fumée sombre s’échappant de l’une de ses cheminées.
1952
Le cuirassé USS Wisconsin faisant route vers la Norvège pour l’exercice Mainbrace le 4 septembre 1952, neuf jours avant la première observation. Photographie officielle de l’US Navy 80-G-447776, Naval History and Heritage Command ; domaine public, via Wikimedia Commons. Recadrée pour l’image d’en-tête.

Épisser le grand bras

Dans la Royal Navy, « splice the mainbrace » — épisser le grand bras — était l’ordre de distribuer une ration supplémentaire de rhum, et en septembre 1952 l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord emprunta l’expression pour le plus grand exercice naval qu’elle ait jamais tenté. Mainbrace dura du milieu du mois jusqu’au 25 septembre. Son scénario était une attaque soviétique contre l’Europe de l’Ouest ; son but, prouver que l’OTAN pouvait défendre la Norvège et le Danemark depuis la mer. Les chiffres varient selon les sources, des « plus de 150 navires de guerre » de huit pays sur treize jours avancés par l’historien britannique David Clarke aux quatre-vingt mille hommes, deux cents navires et mille avions de neuf marines que l’on répète couramment. L’amiral Lynde D. McCormick, tout nouveau commandant suprême allié de l’Atlantique, partageait le commandement avec le général Matthew Ridgway ; l’amiral sir Patrick Brind dirigeait le théâtre nord. Hanson Baldwin, du New York Times, y vit la flotte la plus puissante à croiser en mer du Nord depuis la Première Guerre mondiale. Le temps était mauvais. Un communiqué du quartier général de Brind décrivait une mer « extrêmement agitée, avec un vent de 45 m.p.h. » ; un cargo mixte soviétique, le Kooperatzia, venu s’abriter des intempéries au large de Skagen, se retrouva aux premières loges des préparatifs de débarquement des Marines, ses passagers aux bastingages, jusqu’à ce qu’un patrouilleur côtier danois l’escorte hors des eaux danoises ; et l’aérodrome de Karup, dans le Jutland, qui jouait la base ennemie « Orange », fut bombardé, mitraillé et attaqué à la roquette, en simulation, par les avions embarqués.

Photographie aérienne en noir et blanc d’un long cuirassé clair au mouillage sur une eau calme, ses deux cheminées et ses tourelles vues d’en haut, avec derrière lui un porte-avions encombré d’appareils parqués et marqué 41, et au-delà des collines vertes et un rivage.
Rassemblement pour Mainbrace : le cuirassé britannique HMS Vanguard et, derrière lui, le porte-avions américain USS Midway au mouillage dans le Firth of Clyde, septembre 1952. Photographie de l’US Navy 80-G-K-13032, National Archives ; domaine public, via Wikimedia Commons. Source de l’image

Sources: Exercise MainbraceOperation Mainbrace SightingsWe See Everything – even Flying SaucersChina Mail, Hong Kong, 23 septembre 1952UFO-NYT 3-78 : articles de Politiken des 17, 22, 28, 29 et 30 septembre 1952

Une question de Downing Street

Les soucoupes volantes étaient déjà à l’ordre du jour avant que la flotte ne lève l’ancre. En juillet 1952, des opérateurs radar et des pilotes avaient pourchassé des cibles inconnues au-dessus de Washington deux week-ends de suite, et les gros titres avaient traversé l’Atlantique. Le 28 juillet, Winston Churchill adressa à son secrétaire d’État à l’Air une note qu’on n’a cessé de citer depuis : « À quoi rime toute cette histoire de soucoupes volantes ? Qu’est-ce que cela peut signifier ? Quelle est la vérité ? Faites-moi un rapport quand cela vous conviendra. » Lord De L’Isle and Dudley répondit le 9 août en reprenant les conclusions d’une étude secrète du ministère de la Défense de 1951, le Flying Saucer Working Party : chaque signalement pouvait s’expliquer par des phénomènes astronomiques ou météorologiques, des avions mal identifiés, des ballons et des oiseaux, des illusions d’optique et des illusions psychologiques, ou des canulars délibérés. « Rien ne s’est produit depuis 1951 qui puisse amener l’état-major de l’Air à changer d’avis, écrivait-il, et, à en juger par de récentes déclarations à la presse, il en va de même en Amérique. » Le conseiller scientifique de Churchill, lord Cherwell, l’approuva entièrement. Côté américain, le capitaine Edward Ruppelt, qui dirigeait le Projet Blue Book de la Force aérienne, écrivit plus tard qu’avant le début de Mainbrace « quelqu’un au Pentagone avait suggéré, à moitié sérieusement, que le renseignement naval garde l’œil ouvert pour les ovnis, mais personne ne s’attendait vraiment à ce que les ovnis se montrent ».

Sources: How UFOs KBOPREM 11/855: Prime Minister’s request to the Secretary of State for Air for an explanation of stories about flying saucers, 28 July 1952We See Everything – even Flying SaucersThe Report on Unidentified Flying Objects, chapitre 14, « Digesting the Data »

Un triangle au large de Hammeren

Le premier signalement vint de la Baltique, où la partie danoise de l’exercice se jouait dans les eaux de Bornholm. Vers minuit, dans la nuit du dimanche au lundi, à dix milles marins au nord du phare de Hammerodde, à la pointe du promontoire de Hammeren, le commandant en second du bâtiment de guerre danois Willemoes se trouvait sur la passerelle avec plusieurs autres hommes lorsque, selon le récit de Politiken, ils entendirent un sifflement aigu venu du ciel obscur de septembre. Un instant plus tard, « et trekantet monstrum », un monstre triangulaire, fila dans les airs du sud-est vers le nord-ouest, projetant une forte lumière verdâtre et traînant des queues de feu lumineuses. Personne ne put juger de son altitude ; on estima sa vitesse à environ 1 500 kilomètres à l’heure. L’officier, le kaptajnløjtnant G. Smidt-Jensen, était décrit par le journal comme un solide marin à l’ample barbe rousse, et c’était un astronome amateur, certain que la chose n’était pas un corps céleste. Ce ne pouvait pas non plus être, disait-il, un avion allié : il connaissait trop bien l’identification des appareils. Un photographe de presse de Copenhague se trouvait avec lui sur la passerelle. Smidt-Jensen fit son rapport à son commandant en s’attendant à moitié à passer pour un affabulateur, mais les autres témoins racontèrent la même histoire, et le commandant transmit un rapport, par le commandement naval de Copenhague, au quartier général de l’exercice, où, selon Politiken, l’apparition de la nuit fut prise au sérieux. Elle avait été vue, ajoutait le journal, depuis d’autres bâtiments de la marine proches du Willemoes.

Photographie en noir et blanc d’un quai portuaire animé vu d’en haut : un yacht royal blanc pavoisé amarré au premier plan, et derrière lui deux bâtiments de guerre gris, dont l’un porte l’inscription T2 sur la coque, avec des cargos, des grues et un grand entrepôt de brique de l’autre côté de l’eau.
Le Willemoes, numéro de coque T2, et son sister-ship Huitfeldt derrière le yacht royal danois Dannebrog, dans le port d’Oslo, lors de la visite d’État du roi et de la reine de Danemark à l’automne 1947, cinq ans avant l’observation de Bornholm. Photo : Leif Krohn Ørnelund, Oslo Museum (OB.Ø47/0721a), CC BY-SA 4.0, via DigitaltMuseum ; recadrée. Source de l’image · CC BY-SA 4.0 · Leif Krohn Ørnelund / Oslo Museum

Sources: UFO-NYT 3-78 : articles de Politiken des 17, 22, 28, 29 et 30 septembre 1952September 14 [13–14?], 1952 — North Sea — Operation Mainbrace sightingsUFOs: A History — 1952, September–October

Pointe au sud

L’histoire parvint à Washington sous deux formes très différentes. Selon l’Associated Press, depuis Copenhague le 14 septembre, Smidt-Jensen décrivait « un triangle lumineux bleuâtre » traversant le ciel au nord de l’île « la nuit dernière », cap au sud-est, à 1 500 kilomètres, soit 932 miles, à l’heure. Le message naval relayé par l’attaché américain à Copenhague, et transmis par le commandant Dewey Fournet, à l’état-major de la Force aérienne, au bureau de Ruppelt, racontait autre chose : à 22 h 13, heure locale, le 14 septembre, par 55°29′ nord et 14°52,5′ est, « 3 objets volants se déplaçant rapidement » avaient été vus en vol horizontal à environ mille mètres, « en formation triangulaire pointe au sud », passant d’un relèvement de 320 à 240 degrés en cinq à dix secondes, silencieux et sans fumée, avec ce qui « semblait être une lumière blanche provenant d’une tuyère ». Un officier de la Force aérienne ajouta sa propre hypothèse sur le télétype : la description et la position « indiquent une possible activité de chasseurs à réaction soviétiques si l’on ne tient pas compte des estimations d’altitude et de vitesse ». Le rapport du Willemoes devint le cas 2087 de Blue Book, seule ligne de l’index du projet étiquetée « Operation Mainbrace », et sa fiche se plaignait de messages « vagues, ambigus ». Il fut classé non identifié. Aucun dossier officiel danois sur l’observation n’a refait surface ; les archives ovni de la défense danoise, ouvertes en 2009, ne commencent qu’en 1978.

Sources: September 14 [13–14?], 1952 — North Sea — Operation Mainbrace sightingsIndex des cas du Projet Blue Book, bobine 1 : observations du 9 au 16 septembre 1952UFOs: A History — 1952, September–OctoberDansk UFO-register er nu åbnet for offentligheden

Comme une feuille de sycomore qui tombe

Topcliffe, un terrain de bombardiers du temps de la guerre près de Thirsk, dans la vallée de York, était bondé cette semaine-là. Le No. 269 Squadron, qui faisait voler depuis Ballykelly, en Irlande du Nord, des avions de patrouille maritime Avro Shackleton, y attendait ses ordres pour Mainbrace. À 10 h 53, le matin du vendredi 19 septembre, en plein soleil, le capitaine d’aviation John W. Kilburn se tenait sur l’aérodrome avec d’autres membres d’équipage de Shackleton et regardait un chasseur à réaction Gloster Meteor arriver de l’est vers le terrain voisin de Dishforth. Dans le rapport qu’il rédigea pour son commandant, conservé dans le dossier AIR 16/1199 du Fighter Command, il écrit que le Meteor se trouvait à environ 5 000 pieds lorsque « le capitaine d’aviation Paris remarqua soudain dans le ciel un objet blanc, à une altitude comprise entre dix et vingt mille pieds, quelque cinq miles derrière le Meteor ». Il était « de couleur argentée et de forme circulaire », et se déplaçait plus lentement que le jet sur une route semblable. Puis il se mit à descendre, « se balançant d’un mouvement pendulaire pendant la descente, comme une feuille de sycomore qui tombe ». Ils le prirent d’abord pour un parachute ou un morceau de capot moteur. Quand le Meteor vira vers Dishforth, l’objet sembla virer avec lui. Il cessa de se balancer, cessa de tomber et se mit à tourner sur son axe. « Soudain, il accéléra à une vitesse incroyable vers l’ouest, puis prit un cap au sud-est avant de disparaître. Tout cela se produisit en l’espace de quinze à vingt secondes. L’accélération dépassait celle d’une étoile filante. Je n’avais jamais vu un tel phénomène. »

Photographie en couleur à travers un vaste champ brun fraîchement labouré, vers un aérodrome derrière une haie, avec de longs hangars bas, une petite tour de contrôle, un mât en treillis et une manche à air orange, sous une bande de nuages gris et des collines de lande bleutées à l’horizon.
RAF Topcliffe vu de la route B1448 en avril 2012, avec la tour de contrôle à gauche. Les équipages de Shackleton se tenaient sur cet aérodrome le 19 septembre 1952. Photo : Roger Davies, CC BY-SA 2.0, via Geograph et Wikimedia Commons. Source de l’image · CC BY-SA 2.0 · Roger Davies

Sources: The Topcliffe IncidentWe See Everything – even Flying SaucersAIR 16/1199: Flying saucers: occurrence reports by service personnel at Topcliffe station, Thirsk, and local publicUFOs: A History — 1952, September–October, Supplemental Notes

Les témoins parlent

Les aviateurs furent autorisés à parler aux journalistes, et le samedi le Yorkshire Evening Press les étala en une : « DES AVIATEURS DE TOPCLIFFE APERÇOIVENT UNE “SOUCOUPE VOLANTE” ». Kilburn, trente et un ans, originaire du Cumberland, seize ans d’armée de l’air dont onze comme navigant, déclara au journal qu’elle « était de couleur argentée, de forme circulaire et semblait solide. Le soleil brillait dessus. » Le dimanche, le Sunday Dispatch de Londres demandait : « Qu’est-ce qui s’est introduit dans “l’exercice Mainbrace” ? », et le citait sur le point que tout le monde soulevait : « Nous sommes aussi tout à fait certains que ce n’était pas un ballon d’observation météorologique, la vitesse à laquelle il s’est éloigné l’exclut complètement. » Une légende nommait les autres : le capitaine d’aviation Marian Cybulski, le Master Signaller A. E. Thompson, le sergent T. B. Dewys et le Leading Aircraftman G. Grime. Dans une version plus complète que Loren Gross tira du livre d’Aimé Michel de 1956, Kilburn se souvenait d’avoir crié : « Qu’est-ce que c’est que ça ? » Le ministère de l’Air proposa un ballon météorologique ; un officier de la RAF cité par France-Soir avança un anneau de fumée produit par un réacteur rallumé. Au quartier général maritime de l’exercice, dans le bunker de Pitreavie Castle, quelqu’un posa sur la table des opérations, à côté du nom de Topcliffe, une soucoupe de cantine ornée de rubans, et l’officier contrôleur de service ouvrit un dossier de messages intitulé « Observations et mouvements de soucoupes ».

Sources: We See Everything – even Flying SaucersSplicing the Mainbrace, part 2LUFORO Bulletin, vol. 2 no. 4UFOs: A History — 1952, September–OctoberThe Truth About Flying SaucersUFOs: A History — 1952, September–October, Supplemental Notes“Flying saucer” joins in “Mainbrace”: 1952 newspaper reportsFrance-Soir, 21 septembre 19521952 newspaper clippings, part 43, with Wallace Litwin’s 1974 letter

Trois clichés sur le pont d’envol

L’après-midi suivant, à plus de mille kilomètres au nord, le porte-avions américain Franklin D. Roosevelt naviguait au large de la Norvège, assez loin à l’ouest de Narvik selon la légende officielle d’une photographie prise à bord ce jour-là. Se trouvait aussi à bord Wallace Litwin, un photographe qui couvrait les manœuvres pour Metropolitan Sunday Newspapers, à New York. Son propre récit, cité dans une lettre que ses rédacteurs envoyèrent à la Force aérienne douze jours plus tard, est le plus complet de 1952 : « Le 20 septembre, quelques minutes après seize heures, je me tenais sur l’avant du pont d’envol de l’USS Franklin D. Roosevelt, le plus grand porte-avions du monde. » Un pilote d’hélicoptère était avec lui. « C’était une journée lumineuse, avec quelques nuages par-ci par-là dans un ciel très bleu. Pendant que nous parlions, j’ai vu cet objet rond, à cinq cents ou mille pieds de hauteur, juste au-dessus de l’arrière du navire. » Il cria, courut vers l’arrière pour qu’un morceau de l’îlot du navire figure dans l’image et permette de situer l’objet, et « eut le temps de prendre une mesure à la cellule et trois vues avant que la chose, qui s’élevait rapidement, ne disparaisse ». Il avait interrogé le météorologue du bord : un ballon avait été lâché à quinze heures trente et s’était perdu dans la couche nuageuse en une cinquantaine de secondes. « Ce n’était pas lui. Les photos étaient en couleur. »

Photographie en noir et blanc prise d’en haut d’un destroyer marqué 823, légèrement gîté, qui s’éloigne sur une mer sombre et agitée, son mât couvert d’antennes radar, sous un ciel couvert et pâle.
Le destroyer USS Samuel B. Roberts s’éloignant du Franklin D. Roosevelt après s’être ravitaillé en carburant pendant Mainbrace, le 20 septembre 1952, jour des photographies de Litwin, vu depuis le porte-avions par un photographe de la Navy. Photographie de l’US Navy 80-G-447667 par l’AFC J. J. Swartz, Naval History and Heritage Command ; domaine public, via Wikimedia Commons. Source de l’image

Sources: Dossier du Projet Blue Book : en mer à bord de l’USS Franklin D. Roosevelt, 20 septembre 1952The Report on Unidentified Flying Objects, chapitre 14, « Digesting the Data »

Des diapositives pour le commandant Fournet

Le 2 octobre 1952, Metropolitan Sunday Newspapers envoya les trois diapositives couleur Ansco, de deux pouces et quart de côté, au commandant Fournet, au renseignement de la Force aérienne à Washington, en demandant qu’on les lui renvoie vite et en sollicitant tout commentaire que la Force aérienne voudrait bien faire pour publication. La lettre de Litwin citait ensuite une dépêche arrivée par télétype de Pitreavie le lendemain : dix officiers et hommes d’équipage à bord d’un bombardier de la RAF avaient vu un objet circulaire argenté suivre un chasseur britannique au-dessus du Yorkshire, tournant sur son axe avant d’« accélérer soudain à une vitesse incroyable ». Litwin pensait que cela « pouvait faire partie de la même situation ». La Force aérienne fit des copies des diapositives, tira un agrandissement de la deuxième vue « pour montrer que l’image est toujours ronde », marqua les copies « à usage officiel seulement » et « ne pas diffuser », et renvoya les originaux. Puis elle se mit en quête d’un ballon. Un câble adressé au commandement naval d’Oslo le 3 octobre demandait si un navire en avait lâché un, et, au passage, interrogeait sur l’équipage du bombardier du Yorkshire, devenu entre-temps onze hommes et daté du 22 septembre. L’attaché de l’air à Oslo répondit que personne sur place ne savait rien de l’un ni de l’autre incident, mais que l’armée de l’air royale norvégienne « enquêt[ait] sur 2 signalements officiels et de nombreux signalements vagues d’objet en forme de cigare aperçu au-dessus de diverses régions du sud de la Norvège, même période ». Un câble du 23 octobre consignait l’affirmation de Litwin selon laquelle l’officier météo du Roosevelt n’avait lâché aucun ballon à cette heure-là.

Numérisation d’une lettre dactylographiée sur papier à en-tête de Metropolitan Sunday Newspapers datée du 2 octobre 1952, adressée au commandant Dewey J. Fournet à l’état-major de la Force aérienne, avec le nom du photographe noirci, une longue citation en retrait, une dépêche de télétype en capitales sur un équipage de bombardier de la RAF au-dessus du Yorkshire, et des numéros de dossier manuscrits dans la marge.
La première page de la lettre qui accompagnait les diapositives de Litwin envoyées au renseignement de la Force aérienne, citant son récit du 20 septembre et le télétype de Pitreavie sur l’observation de Topcliffe. Dossier du Projet Blue Book, microfilm des National Archives ; domaine public en tant que document du gouvernement des États-Unis, via Wikimedia Commons. Source de l’image

Sources: Dossier du Projet Blue Book : en mer à bord de l’USS Franklin D. Roosevelt, 20 septembre 1952Dossier 2110 du Projet Blue Book : en mer à bord de l’USS Franklin D. Roosevelt, une photographie

Le ballon qui était là et ne l’était pas

La réponse de la Navy arriva le 6 novembre, du commandant de la Deuxième Flotte à Norfolk, en Virginie, et elle renversa l’histoire. « Info indique incident survenu vers 191400Z sept heure exacte inconnue », disait-elle : quatorze heures, heure de Greenwich, le 19, et non le 20. « Ballon aérologique avec réflecteur radar lancé du Roosevelt peu avant prise des photos. Ce ballon de 1 500 grammes se gonfle à un diamètre d’environ 8 pieds au niveau de la mer, se dilate avec l’altitude et est considéré comme l’objet aperçu. » Aucun autre navire de la formation, ajoutait-elle, n’avait lâché de ballon cet après-midi-là. Une semaine plus tard, l’Air Technical Intelligence Center rendit son verdict, « objet probablement ballon lâché peu avant prise des photos », et la fiche ultérieure du projet classa le cas comme « Ballon ». Litwin ne l’accepta pas. Écrivant en 1974 au chercheur danois Ole Henningsen, il se souvenait d’avoir annoncé aux correspondants, dans le carré des officiers, pour plaisanter, qu’il avait « photographié une soucoupe volante », expliquant qu’il venait de photographier le ballon météo du jour ; là-dessus, le commandant en second avait vérifié, constaté que le Roosevelt n’avait lâché aucun ballon ce jour-là, et interrogé par radio le Midway, qui n’en avait pas lâché non plus. Il se souvenait désormais de trois ou quatre vues, de « ce qui ressemblait à une balle de ping-pong à dix pieds au-dessus de ma tête ». Sa lettre fait emporter le film par la Force aérienne à « Wright Field, qui est je crois au Kansas », où l’on aurait tiré des agrandissements de la taille d’un mur « pour voir les petits hommes regarder par les petits hublots », et montre les reporters abreuvant les marins de « charme, d’argent et d’alcool » pour apprendre que le porte-avions avait une bombe atomique dans ses soutes, ce que, écrivait-il, « la Navy démentit avec la dernière véhémence ». Il possédait encore une diapositive et, selon l’archive de coupures de presse qui a transcrit la lettre, il la proposait à la vente.

Numérisation d’un télétype militaire dactylographié tamponné UNCLASSIFIED, daté du 6 novembre 1952, du commandant de la Deuxième Flotte à Norfolk au renseignement de la Force aérienne, la phrase sur un ballon aérologique avec réflecteur radar lancé du Roosevelt soulignée à la main et un groupe date-heure entouré, suivi d’un point d’interrogation.
L’explication de la Navy, 6 novembre 1952 : un ballon météo à réflecteur radar de huit pieds lancé du Roosevelt « peu avant prise des photos ». Un lecteur du dossier a entouré la date et l’heure données par la Navy et ajouté un point d’interrogation. Dossier du Projet Blue Book, microfilm des National Archives ; domaine public en tant que document du gouvernement des États-Unis, via Wikimedia Commons. Source de l’image

Sources: Dossier du Projet Blue Book : en mer à bord de l’USS Franklin D. Roosevelt, 20 septembre 19521952 newspaper clippings, part 43, with Wallace Litwin’s 1974 letterUFO-NYT 3-78 : articles de Politiken des 17, 22, 28, 29 et 30 septembre 1952Insufficient information in a NICAP document as UFO evidence, part 71: the Franklin D. Roosevelt photographs

Rumeurs du nord

En septembre, alors que la flotte était encore en mer, d’autres signalements se pressaient autour de l’exercice, même si aucun n’a la documentation de Bornholm, de Topcliffe ou du porte-avions. Ruppelt écrivit que le lendemain des photographies, six pilotes de la RAF volant en formation de chasseurs à réaction au-dessus de la mer du Nord virent « un objet sphérique et brillant » venant de la direction de la flotte, le prirent en chasse, le perdirent, et que près de leur base l’un des pilotes, se retournant, le découvrit à ses trousses, fit demi-tour et fut distancé en quelques minutes. Aucun document de la Force aérienne ni du ministère de l’Air sur cette poursuite n’a été retrouvé, et le catalogue des inconnus de Blue Book établi par Brad Sparks affecte son dossier de deux points d’interrogation. Le propre résumé des dépêches de presse établi par la Force aérienne le 23 septembre avait déjà transformé le groupe au sol de Topcliffe en « 6 aviateurs britanniques, vraisemblablement en vol », le genre de déformation d’où peut naître une poursuite aérienne. À Karup, l’officier de presse de la base raconta à Politiken que certains des radaristes de la station avaient vu un soir « un objet circulaire suivi d’une queue de feu » traverser le terrain d’ouest en est ; il y avait, dit-il, « noget spøgeri i luften », quelque chose d’inquiétant dans l’air, et les témoins étaient des gens respectables et sobres. Aimé Michel, citant un communiqué danois du 28, fait observer par trois officiers de l’armée de l’air danoise un disque métallique brillant pendant cinq ou six secondes, à 19 h 30 le 20 septembre. Le soir du 28 septembre, des dizaines de milliers de Danois virent un objet enflammé traverser le ciel en quelques secondes, et plus de 150 d’entre eux téléphonèrent à Politiken ; un observateur de l’observatoire Ole Rømer d’Aarhus, d’après leurs descriptions, y vit sans aucun doute un bolide. De l’autre côté de l’Øresund, où des lumières avaient été signalées au-dessus de la Scanie le même week-end, le commandant de la base aérienne suédoise de Ljungbyhed penchait pour un engin russe se dirigeant « vers Dantzig ou la Prusse-Orientale ».

Sources: The Report on Unidentified Flying Objects, chapitre 14, « Digesting the Data »September 21, 1952 — Six RAF jetsSeptember 14 [13–14?], 1952 — North Sea — Operation Mainbrace sightingsUFO-NYT 3-78 : articles de Politiken des 17, 22, 28, 29 et 30 septembre 1952The Truth About Flying SaucersOperation Mainbrace SightingsUFOs: A History — 1952, September–October, Supplemental Notes

Déjeuner à l’Air Defense Command

Lors d’un déjeuner avec des officiers de l’Air Defense Command cet automne-là, on demanda à Ruppelt : « Et ces récentes observations pendant Mainbrace ? » Sa réponse, consignée dans son livre de 1956, devint la version canonique de l’affaire, et elle s’écarte des dossiers presque en tout point. Son reporter photographie un décollage depuis le porte-avions lorsqu’il remarque que des pilotes et des hommes du pont fixent « une sphère argentée qui se déplaçait dans le ciel juste derrière la flotte ». Les photos sont développées « sur-le-champ et se révélèrent excellentes ». La question circule sur la radio de liaison entre navires, « Qui a lâché un ballon ? », et la réponse revient : « Personne. » Le renseignement naval « vérifia, revérifia, contrôla trois et quatre fois chaque navire proche du porte-avions ». Les six jets suivent le lendemain, et le troisième jour consécutif « un ovni se montra près de la flotte, cette fois au-dessus de l’aérodrome de Topcliffe », où un pilote de Meteor, décollé sur alerte, s’approche assez pour voir un objet « rond, argenté et blanc » qui semblait « tourner autour de son axe vertical et comme vaciller ». Dans les archives, Topcliffe vient en premier, le 19 ; aucun document conservé ne mentionne de décollage sur alerte ; les témoins étaient au sol ; et le propre dossier de Ruppelt se termine sur la Navy désignant un ballon lâché du Roosevelt lui-même. Vient alors la phrase qui accompagne l’affaire depuis : « Ce sont ces observations, m’a dit un officier de renseignement de la RAF détaché au Pentagone, qui ont amené la RAF à reconnaître officiellement l’ovni. » Mainbrace laissa aussi une trace dans les projets de Blue Book, écrivit Ruppelt : certains au Pentagone pensaient que des êtres « terrestres ou autres » qui s’intéressaient à l’exercice pourraient aussi s’intéresser au prochain essai de bombe H dans le Pacifique, et le projet reçut l’ordre d’y mettre en place un réseau de signalement.

Sources: The Report on Unidentified Flying Objects, chapitre 14, « Digesting the Data »Dossier du Projet Blue Book : en mer à bord de l’USS Franklin D. Roosevelt, 20 septembre 1952We See Everything – even Flying Saucers

Un dossier à Whitehall

La RAF a-t-elle reconnu l’ovni ? Elle a ouvert un dossier. Le message signalant Topcliffe parvint au ministère de l’Air, avec des copies destinées au chef d’état-major de l’Air, au secrétaire d’État et à la Direction du renseignement scientifique, le service de R. V. Jones, chef du renseignement scientifique de Churchill pendant la guerre, qui avait enquêté sur les fusées fantômes scandinaves de 1946. Sur l’exemplaire du ministère de l’Air, conservé dans AIR 20/7390, un officier des opérations écrivit l’instruction d’ouvrir un dossier pour les « Aéronefs ou objets non identifiés signalés au ministère de l’Air ». Ralph Noyes, alors secrétaire particulier du vice-chef d’état-major de l’Air, vit le message et évoqua en 1988 « mon propre malaise embarrassé, largement partagé par l’état-major des opérations, de voir que “nos propres gens” s’étaient mis à gober “ces bêtises de soucoupes” ». En décembre 1952, le directeur adjoint du renseignement scientifique de la CIA, H. Marshall Chadwell, consigna ce que lui avait raconté un visiteur venu de Londres : un comité permanent sur les soucoupes volantes, vraisemblablement sous l’autorité de Jones, et un « incident du Yorkshire » sur un terrain de la RAF, où une « parfaite soucoupe volante » avait été vue par des pilotes de la RAF et par de hauts responsables invités à une démonstration : « tant de gens l’ont vue que de nombreux articles ont paru dans la presse ». Clarke y reconnaît Topcliffe et suggère que la démonstration était une présentation de la semaine de la bataille d’Angleterre, bien que le visiteur, s’exprimant le 15 décembre, n’ait situé l’incident que dix ou douze jours plus tôt. En décembre 1953, a découvert Clarke, le Fighter Command ordonna que les signalements soient classifiés et que le personnel n’en parle à personne en dehors des voies officielles. Lorsqu’un député demanda en 1959 ce qu’avait conclu l’enquête sur l’objet de Mainbrace, le secrétaire d’État à l’Air répondit en quatre mots anglais : « No object was identified » — aucun objet n’a été identifié.

Sources: We See Everything – even Flying SaucersAIR 20/7390: Unidentified aircraft (flying objects UFO): reportsA Majestical Mystery TourMemorandum for the record: British activity in the field of “unidentified flying objects”Operation Mainbrace UFOsUFOs: a research guide to the National Archives filesN.A.T.O. Exercise “Mainbrace” (Unidentified Flying Object)

Comment l’histoire a grandi

L’escadron prit la chose à la légère. De retour à Ballykelly, ses hommes trouvèrent un insigne redessiné, laissé par le 209 Squadron, qui avait occupé leurs bâtiments pendant Mainbrace, avec une soucoupe de cantine à la place du galion et la devise prolongée en « Omnia Videmus – We See Everything – even Flying Saucers » (« Nous voyons tout – même les soucoupes volantes »), une plaisanterie, notait le registre des opérations, sur « la mémorable matinée où six “témoins fiables” de l’escadron virent une soucoupe en vol au-dessus de Topcliffe ». Hors de l’escadron, l’histoire continua de grandir. Aimé Michel qualifia Mainbrace de « jalon », changea la boule du porte-avions en disque métallique et ajouta le pilote du Meteor aux témoins de Topcliffe. Le recueil du NICAP de 1964, The UFO Evidence, plaça Kilburn dans le cockpit du Meteor, une erreur que des catalogues plus récents répètent encore, et son répertoire de cas déplaça le Willemoes dans l’Atlantique Nord, entre l’Irlande et l’Islande, et en fit un navire britannique. En 1961, une certaine Mrs Kathleen Wilson-Sharp écrivit à un groupe ovni londonien qu’en pique-niquant près de Crayke elle avait vu un objet circulaire planer au-dessus de Dishforth, « assez semblable à un presse-citron », puis filer « d’une manière horizontale et rapide très peu ballonnesque », et que le commandant de Dishforth lui avait répondu par écrit que six de ses officiers l’avaient vu. Elle se souvenait de nuages sombres ; les aviateurs se souvenaient d’un ciel dégagé. Jenny Randles écrivit en 2022 que le Roosevelt était alors le seul porte-avions à abriter des missiles nucléaires, ce qui change la bombe que la rumeur plaçait selon Litwin dans ses soutes en missiles. Et Clarke, qui a dépouillé les dossiers conservés, note qu’à part le message et le dossier de lettres du commandant de la station, il ne subsiste guère de traces de l’enquête du ministère de l’Air.

Sources: We See Everything – even Flying SaucersThe Truth About Flying SaucersThe UFO EvidenceSeptember 14, 1952: North Atlantic, between Ireland and IcelandSeptember 19, 1952: Topcliffe, EnglandLUFORO Bulletin, vol. 2 no. 4Splicing the Mainbrace, part 21952 newspaper clippings, part 43, with Wallace Litwin’s 1974 letter

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Sources et entretiens

Les sources conservent leur langue d’origine ; leurs titres et descriptions sont traduits.

The Report on Unidentified Flying Objects, chapitre 14, « Digesting the Data »Edward J. Ruppelt · Doubleday · 1956 · Édition du Project GutenbergDossier du Projet Blue Book : en mer à bord de l’USS Franklin D. Roosevelt, 20 septembre 1952Force aérienne des États-Unis, Projet Blue Book · Septembre–novembre 1952 · Numérisation de 15 pages d’un microfilm de la NARA via Wikimedia CommonsDossier 2110 du Projet Blue Book : en mer à bord de l’USS Franklin D. Roosevelt, une photographieForce aérienne des États-Unis, Projet Blue Book · 1952 · Numérisation d’un microfilm de la NARA via Wikimedia CommonsIndex des cas du Projet Blue Book, bobine 1 : observations du 9 au 16 septembre 1952Force aérienne des États-Unis, Projet Blue Book · Microfilm des National Archives via l’Internet ArchiveSeptember 14 [13–14?], 1952 — North Sea — Operation Mainbrace sightingsJeff Knox, forum UAP Discovery · 2025 · Numérisations de la fiche de Blue Book, des télétypes navals et de la dépêche AP sur le signalement du WillemoesSeptember 21, 1952 — Six RAF jetsJeff Knox, forum UAP Discovery · 2025 · Entrée 831 du catalogue de Brad Sparks et notes de l’index de Blue BookUFO-NYT 3-78 : articles de Politiken des 17, 22, 28, 29 et 30 septembre 1952SUFOI (Skandinavisk UFO Information) · Mai–juin 1978 · Réimpressions de la couverture de la presse danoise, p. 117–121We See Everything – even Flying SaucersDavid Clarke · drdavidclarke.co.uk · 18 septembre 2022 · Récit du soixante-dixième anniversaire d’après AIR 16/1199, AIR 20/7390, AIR 27/2674 et AIR 2/18117The Topcliffe saucer and the Yorkshire Evening PressDavid Clarke · Fortean Times 445 · Juin 2024 · Avec la une du Yorkshire Evening Press du 20 septembre 1952 · Internet ArchiveThe Topcliffe IncidentDavid Clarke · Extrait de The UFO Files (The National Archives, 2009) · Sign Historical GroupOperation Mainbrace UFOsDavid Clarke · drdavidclarke.co.uk · 2020 · Le mémorandum Chadwell et l’observation de Little Rissington d’octobre 1952UFOs: a research guide to the National Archives filesDavid Clarke · Archive de recherche de l’université Sheffield HallamAIR 16/1199: Flying saucers: occurrence reports by service personnel at Topcliffe station, Thirsk, and local publicThe National Archives, Kew · Dossier du Fighter Command · Septembre 1952 · Notice du catalogueAIR 20/7390: Unidentified aircraft (flying objects UFO): reportsThe National Archives, Kew · Dossier du ministère de l’Air · 1950–1954 · Notice du catalogueAIR 27/2674: No. 269 Squadron Operations Record BookThe National Archives, Kew · 1952–1955 · Notice du catalogueAIR 2/18117: Unidentified flying objects: reportsThe National Archives, Kew · 1967–1968 · Notice du cataloguePREM 11/855: Prime Minister’s request to the Secretary of State for Air for an explanation of stories about flying saucers, 28 July 1952The National Archives, Kew · 1952–1955 · Notice du catalogueHow UFOs KBOJoe Oliver · Churchill Bulletin n° 202, International Churchill Society · Mars 2025 · Avec des transcriptions de PREM 11/855Memorandum for the record: British activity in the field of “unidentified flying objects”H. Marshall Chadwell, directeur adjoint du renseignement scientifique, CIA · 18 décembre 1952 · The Black VaultA Majestical Mystery TourRalph Noyes · Magonia n° 29 · Avril 1988 · Archives de MagoniaN.A.T.O. Exercise “Mainbrace” (Unidentified Flying Object)Réponses écrites de la Chambre des communes · HC Deb 2 February 1959 vol. 599 c19W · HansardLUFORO Bulletin, vol. 2 no. 4London Unidentified Flying Object Research Organisation · Avril 1961 · Souvenirs de Topcliffe et lettre de Mrs Wilson-SharpUFOs: A History — 1952, September–OctoberLoren E. Gross · 1986 · Édition du Sign Oral History ProjectUFOs: A History — 1952, September–October, Supplemental NotesLoren E. Gross · 2002 · Avec le texte du message de la RAF et le schéma du Yorkshire Post“Flying saucer” joins in “Mainbrace”: 1952 newspaper reportsPatrick Gross, UFOs at close sight · Coupure retrouvée par Gary Anthony et Chris EversFrance-Soir, 21 septembre 1952Patrick Gross, Les ovnis vus de près · Article de presse retranscrit1952 newspaper clippings, part 43, with Wallace Litwin’s 1974 letterSaturday Night Uforia · Archive de coupures de presse et transcriptionsThe Truth About Flying SaucersAimé Michel · Édition anglaise de Robert Hale · Internet ArchiveThe UFO EvidenceRichard H. Hall, dir. · NICAP · 1964 · Exemplaire provenant des dossiers de la CIA, Internet ArchiveOperation Mainbrace SightingsRichard H. Hall · NICAPSeptember 14, 1952: North Atlantic, between Ireland and IcelandRépertoire des cas du NICAP · Entrée du catalogue de Brad SparksSeptember 19, 1952: Topcliffe, EnglandRépertoire des cas du NICAP · Entrée du catalogue de Brad SparksChina Mail, Hong Kong, 23 septembre 1952Dépêches Reuters et AP sur Mainbrace · Internet ArchiveSplicing the Mainbrace, part 2Jenny Randles · Fortean Times 426 · Décembre 2022 · Internet ArchiveInsufficient information in a NICAP document as UFO evidence, part 71: the Franklin D. Roosevelt photographsTim Printy, SUNlite 1/2025 · Reproduit par le CENAPThe UFO Sightings That Spooked a NATO ExerciseDave Roos · History.com · Avec David ClarkeDansk UFO-register er nu åbnet for offentlighedenIngeniøren · 28 janvier 2009 · Sur les dossiers ovni de la défense danoise, 1978–2002Exercise MainbraceWikipédia · Orientation et piste de références · Consulté le 7 octobre 2026

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