Un voleur dans les lavandes
Le plateau de Valensole domine d’environ trois cents mètres la vallée de la Durance, dans ce qui était alors le département des Basses-Alpes : un immense plateau alluvial strié de rangs de lavande qui s’étendent, selon le mot d’un visiteur anglais, « à perte de vue ». Maurice Masse y cultivait un champ appelé l’Olivol, à deux kilomètres environ au nord-ouest du village, sur la route d’Oraison. En 1965, il avait quarante et un ans, il était marié, père de deux grands enfants, et il travaillait le champ avec son père. Il avait fait le maquis pendant la guerre, aimait la chasse et la pêche, et l’envoyé spécial du Provençal voyait en lui « un esprit solide, un homme sérieux qui généralement ne parle pas pour rien dire ». Pendant la dernière semaine de juin, les deux hommes remarquèrent que quelque chose clochait. Chaque matin, des brins avaient été cassés sur les jeunes plants de lavande et emportés, comme si quelqu’un venait la nuit prélever des échantillons. Rien n’était arraché. Les Masse étaient, selon les mots qu’Aimé Michel publia plus tard, « intrigués et agacés ».

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Un sifflement derrière le tas de pierres
Le jeudi 1er juillet, Masse quitta vers cinq heures sa maison de la place du Marché pour biner ses jeunes lavandes à la fraîche. Vers 5 h 45, il s’arrêta pour fumer une cigarette à l’ombre d’un monticule de pierres et de gravats d’environ deux mètres de haut, au bout d’une petite vigne qui bordait le champ ; son tracteur était garé derrière. C’est alors qu’il entendit un sifflement. Il pensa d’abord à un hélicoptère. Les hélicoptères de l’armée étaient familiers sur le plateau et se posaient parfois dans son champ ou à proximité, et il avait pris l’habitude d’aller bavarder avec les pilotes, chasseurs comme lui pour beaucoup. « Il aurait pu se poser ailleurs que dans mes lavandes », se souvint-il avoir pensé. Il contourna le monticule. Dans le champ se tenait un engin du volume d’une Dauphine Renault, en forme de ballon de rugby, « de couleur mate », raconta-t-il au Provençal, surmonté d’une coupole, posé sur de minces pattes métalliques et sur un pivot central enfoncé dans le sol. « J’ai pensé à une monstrueuse araignée. » À côté, penchées sur un plant de lavande, se trouvaient deux silhouettes qu’il prit d’abord pour des garçons d’environ huit ans. Sa pensée suivante, écrivit Michel, fut qu’il tenait enfin ceux qui pillaient ses plants.
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Cloué sur place
Masse s’avança vers eux. Dans la version qu’il donna en septembre à l’enquêteur du GEPA, il marcha « calmement », les mains vides, à travers les jeunes plants ; à Michel, il raconta s’être glissé entre les vignes pour surprendre les chapardeurs. Michel n’y vit aucune contradiction : Masse, selon lui, leur avait dit à tous deux qu’il s’était avancé calmement, mais en restant dans les vignes pour surprendre les voleurs. L’enquêteur jugea plus probable qu’il eût contourné la vigne, et attribua l’écart à la manière dont chacun avait posé ses questions. À cinq ou six mètres (il dira plus tard sept), les silhouettes se redressèrent et le virent, et l’une d’elles pointa vers lui un petit tube, « une sorte de tube ou de pistolet ». Il s’arrêta net. Il ne pouvait plus faire un pas ni lever la main, tout en restant parfaitement conscient, et l’idée d’appeler ne lui vint jamais. Il eut alors le temps de regarder. Les êtres avaient la taille d’un enfant de huit ans et portaient des combinaisons d’une seule pièce, ajustées, gris-vert ; ils avaient la tête et les mains nues. Leur tête était énorme, environ trois fois celle d’un homme, sans un cheveu, la peau blanche, « lisse comme celle d’un bébé » ; leurs yeux étaient grands et bridés, leurs pommettes hautes, leur menton très pointu, et à la place de la bouche il n’y avait qu’un petit trou sans lèvres. Ils émettaient de doux gargouillements qui semblaient venir de leur gorge, et il eut l’impression qu’ils se moquaient de lui. Jamais il n’eut le sentiment d’avoir affaire à des monstres, et la façon dont ils le regardaient n’était, écrivit l’enquêteur, « pas désagréable, bien au contraire ».
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Disparu à vingt mètres
Au bout d’un moment, les deux êtres regagnèrent leur engin avec une agilité surprenante et y entrèrent par une porte à glissière. Masse les voyait l’observer de l’intérieur. Le pivot s’enfonça dans le sol avec un bruit sourd, les pattes se mirent à tourner et à se replier, et l’engin s’éleva avec le même sifflement, sans poussière ni fumée, et partit vers l’ouest, à environ quarante-cinq degrés, en direction de Manosque. Puis il ne fut tout simplement plus là. Quand Michel lui demanda s’il n’était pas simplement parti trop vite pour être suivi des yeux, il admit ne pas voir d’autre explication, « mais mon impression a été différente : à un moment je le voyais très bien, et l’instant suivant je ne voyais plus rien ». Il se serait donc volatilisé sur place ? Il eut un geste d’impuissance : « Je ne sais pas, Monsieur. Je n’y ai absolument rien compris. Mais c’est bien l’impression que j’ai eue. » L’engin avait disparu, selon son estimation, à une vingtaine de mètres de l’endroit où il s’était posé. Masse ne retrouva l’usage de ses membres qu’au bout d’un autre quart d’heure environ, et ils ne lui revinrent que lentement. Autour du trou laissé par le pivot, dit-il, la terre avait pris la consistance d’une boue presque liquide, alors qu’il n’avait pas plu depuis longtemps.
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Ce qu’il ne voulait pas dire au Café des Sports
Masse ne reprit pas le travail. Il redescendit au village voir son ami, le patron du Café des Sports, qui vit tout de suite qu’il était bouleversé. Il lui parla de l’engin, des marques dans le champ et de son départ stupéfiant, mais presque pas de ses occupants. Ce n’était pas tout, ajouta-t-il, mais personne ne croirait le reste. Quand son ami le pressa d’aller trouver les gendarmes, Masse, qui n’avait jamais eu d’ennuis et ne tenait pas à en avoir, déclara que toute l’histoire était une plaisanterie. Le patron du café fila à l’Olivol, trouva les marques, et l’histoire se répandit. Le soir, Masse emmena au champ sa fille de dix-huit ans, en la tenant à l’écart du trou de peur qu’il ne lui fasse du mal. La boue tout autour avait pris comme du ciment. Le 2 juillet à 20 heures, il fit une déposition à la brigade de Valensole, commandée par l’adjudant Oliva ; la synthèse de la gendarmerie consigne une « soucoupe volante » du volume d’une Dauphine avec deux passagers, dont l’un, « taille 1 m environ, de forte corpulence, vêtu d’une combinaison, tête nue », serait descendu quelques instants avant que l’engin ne disparaisse « à la vitesse d’un éclair ». Le capitaine Valnet, commandant la compagnie de gendarmerie de Digne, monta sur place le soir même ; la brigade entendit de nouveau Masse à 23 h 15, et l’enquête sur le terrain se poursuivit presque toute la nuit.
Sources: The Significant Report from France: G.E.P.A. Investigation · The Valensole AffairProcès-verbal n° 445 · déclaration de M. Maurice MasseRencontre de ValensoleLe mystère reste entier sur la “soucoupe volante” de Valensole
Un trou de la taille d’une bouteille
Ce que les gendarmes et les premiers visiteurs trouvèrent le 2 juillet, d’après le compte rendu minutieux d’un témoin, c’était une cuvette peu profonde d’environ 1,20 mètre de diamètre dans une terre fraîchement binée, avec en son centre un trou cylindrique de 18 centimètres de large et de 40 de profondeur, et quatre sillons peu profonds, chacun d’environ 8 centimètres de large et deux mètres de long, formant une croix autour de lui. La terre était fortement tassée ; le reporter du Provençal, venu avec les gendarmes, la trouva autour du trou « dure comme du ciment », alors qu’ailleurs elle s’effritait en poussière sous les doigts. Les chiffres se multiplièrent vite. Le Provençal donna au trou 20 centimètres sur 50, Le Monde 20 sur 80, et Masse lui-même décrivit un entonnoir renversé de 60 à 80 centimètres de profondeur. Entre-temps, la foule était arrivée. Des centaines de personnes montèrent sur le plateau depuis le Var, les Bouches-du-Rhône, Paris et même la Belgique, piétinèrent la lavande et creusèrent le trou, qui avait la taille d’une bouteille et atteignait près d’un mètre de profondeur le 7 juillet. Chacun, rapporta Var-Matin, repartait avec une pierre ou un peu de terre. La brigade de recherches de la gendarmerie préleva des échantillons de sol le 3 juillet ; la presse signala sur le site un ingénieur du centre atomique de Marcoule, et des spécialistes de l’armée de l’Air en route.

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« La prétention de savoir reconnaître un hélicoptère »
Les journaux ne s’accordaient pas sur ce qu’avait dit Masse. Le premier article du Provençal, le 3 juillet, donnait à l’engin quatre pattes, un être au sol et un autre entrevu à l’intérieur ; l’Agence France-Presse habillait la petite silhouette d’une combinaison orange et relevait que Masse était connu au village pour sa verve et ses exploits imaginaires, comme ces truites « comme ça ». La distance passait de trente mètres à soixante, quatre-vingts et cinquante. Le 4 juillet, Le Monde titrait « La soucoupe volante était sans doute un hélicoptère ». Les milieux militaires de Marseille désignaient « Provence 65 », les manœuvres de la 9e région militaire en cours depuis le 29 juin, pendant lesquelles l’aviation légère de l’armée de Terre faisait voler des hélicoptères Alouette depuis Saint-Auban ; Valensole se trouvait juste au-delà de la zone d’exercice, à dix-neuf kilomètres de sa limite orientale, à Manosque. L’AFP suggéra que la combinaison orange pouvait être un gilet de sauvetage de pilote, un « Mae West ». Le reporter du Provençal retrouva Masse caché chez des amis dans la presqu’île de Giens et obtint sa réponse : « L’engin avait la forme d’une araignée géante. J’ai nettement compté six “pattes” et un pivot central. Les “pattes” se sont mises à tourner lorsque l’appareil a décollé dans un bruit sourd qui n’a rien à voir avec celui d’un avion ou d’un hélicoptère. L’engin ne possédait ni rotor ni pales. J’ai tout de même la prétention de savoir reconnaître un hélicoptère. Ce n’en était pas un. Je suis formel. […] je n’ai jamais dit qu’il s’agissait d’une soucoupe volante. » Pendant ce temps, l’adjudant Oliva répondait à des appels venus « de New York et de Londres ».

Sources: Une “soucoupe volante” a-t-elle atterri dans les Basses-Alpes ?La soucoupe volante de ValensoleLa soucoupe volante était sans doute un hélicoptèreUne soucoupe volante dans les Basses-Alpes ?“Soucoupe” ? Engin inconnu ? … mais pas un hélicoptèreFrenchman sees ‘Flying Object’
Douze heures de sommeil
« Ma première réaction a été de passer la charrue dans le champ et de faire disparaître toutes les traces du passage de cet engin », confia Masse au Provençal. « J’aurais dû obéir à ma première impulsion. […] je suis littéralement pourchassé par une meute de reporters et de curieux sans parler des interrogatoires officiels. J’ai fait si souvent le récit de ce qui m’est arrivé que j’en suis fatigué. » Il se réfugia chez des amis à Giens, sur la côte, où un reporter de la radio Europe n° 1 le retrouva malgré tout. Le 6 juillet, Le Méridional rapporta que des villageois dissuadaient les journalistes de le rencontrer : il était en proie à une dépression nerveuse. Puis vint le sommeil. Pendant les trois jours qui suivirent la rencontre, apprit Michel, Masse ne ressentit rien ; le quatrième, il s’effondra, terrassé par un irrésistible besoin de dormir. Cet homme qui dormait quatre ou cinq heures par nuit dormait désormais douze à quinze heures, et aurait dormi jour et nuit si sa femme et son père ne l’avaient pas réveillé pour manger. Il cessa de parler et se replia sur lui-même. Oliva confirma cette somnolence à Michel, qui nota aussi un léger tremblement des mains encore visible le 8 août. Un soir, après Giens, raconta sa femme à l’enquêteur du GEPA, il éclata en sanglots, « se laissa aller » et lui raconta toute l’histoire.
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Sept mètres
Le 18 août, Masse fit une déclaration plus complète à « certaines personnes de Valensole » que l’enquêteur du GEPA tenait pour absolument dignes de confiance, sans les nommer. Elle commençait ainsi : « Lorsque vous m’avez interrogé le 2 juillet 1965, je ne vous ai pas révélé tout ce que j’avais vu, car c’était si extraordinaire que je craignais d’être pris pour un fou et enfermé », ce qui donne à penser qu’il s’agissait des gendarmes. Il ne s’était pas arrêté à distance ; il s’était approché jusqu’à sept mètres en longeant la vigne. Les deux êtres se trouvaient au sol, accroupis, l’un lui tournant le dos, comme s’ils examinaient un plant de lavande, et tous deux étaient remontés à bord après l’avoir immobilisé. Cinq jours plus tard, le 23 août, la gendarmerie recueillit une troisième déposition consignant ces nouveaux détails. Michel, lui, était déjà venu à Valensole le 8 août. À Digne, le capitaine Valnet lui avait montré le premier procès-verbal, un plan des lieux et les photographies, en le prévenant que Masse, encouragé par Oliva, avait reconnu s’être approché tout près. Dans une distillerie de lavande, en présence d’Oliva et de Gustave, le frère de Michel, Masse lui raconta son histoire. Michel avait apporté la photographie en couleurs d’une maquette construite d’après la description que Lonnie Zamora avait faite de l’engin ovoïde de Socorro, au Nouveau-Mexique, l’année précédente, et il la garda pour la fin. Masse, écrivit-il, eut l’air d’avoir vu sa propre mort ; il crut que quelqu’un avait photographié son engin. Quand on lui apprit que celui-ci avait été vu en Amérique par un policier, il se détendit. « Vous voyez bien que je n’ai pas rêvé, et que je ne suis pas fou. »
Sources: A Tentative Reply to Luis Schönherr’s Questionnaire · Valensole: Further DetailsValensole (04) 01.07.1965 · cas 1965-07-00050A Visit to Valensole
« Je mourrai sans le dire à personne »
Michel ne publia l’épisode de Socorro qu’en 1968, après s’être rendu à Valensole le 21 août 1967 avec Charles Bowen, rédacteur en chef de Flying Saucer Review. Les gendarmes ne plaisantaient pas à son sujet, et les hommes de sa distillerie étaient certains de sa bonne foi. L’homme lui-même avait changé du tout au tout : anxieux, nerveux et, à deux reprises, visiblement bouleversé en 1965, il était désormais serein. « Je n’ai pas tout dit, reconnut-il. Mais j’en ai déjà trop dit. » Puis : « Ce que je ne vous ai pas dit, je ne l’ai dit à personne, pas même à ma femme, et personne ne me le fera dire. » À l’Olivol, Michel lui raconta l’histoire de Betty et Barney Hill. Masse ne se montra pas impressionné. « Si ces gens disent qu’on les a forcés, ce n’est pas vrai. […] Ils ne forcent personne. » Il dit qu’il savait parfois quand « ils » étaient dans les parages : dans la nuit du 17 au 18 juillet 1967, il s’était réveillé dehors avec le sentiment qu’ils allaient se montrer et, vingt minutes plus tard, avait vu quelque chose traverser le ciel. L’emplacement de l’atterrissage était toujours visible : un cercle d’environ trois yards de diamètre où ne poussaient que quelques mauvaises herbes, entouré de lavandes rabougries. Il l’avait relabouré et replanté, dit-il, et tous les nouveaux plants étaient morts. Michel s’aperçut aussi qu’il s’était mal souvenu du champ. La vigne se trouvait au moins quatre fois plus loin de l’emplacement de l’atterrissage que sur le croquis qu’il avait publié, si bien que Masse avait dû traverser quinze mètres de terrain découvert sous les yeux des êtres. Pour Michel, cela signifiait qu’ils l’avaient laissé approcher.
Sources: A Visit to ValensoleThe Significant Report from France: G.E.P.A. Investigation · The Valensole Affair
Un plateau plein d’histoires
Valensole eut bientôt d’autres récits. Dans le même article de 1965, Michel mentionnait deux autres observations au-dessus du plateau en août et en septembre, ainsi qu’un chasseur des environs de Manosque, en octobre 1954, dont le chien, lui avait-on dit, était revenu à moitié paralysé. Le catalogue de Figuet et Ruchon (1979), qui s’appuie sur le bulletin du GEPA, ajoute qu’à la fin de juillet 1965, à 22 heures, des habitants virent un objet semblable à celui de Masse planer à quatre ou cinq mètres du sol au bord de la route de Gréoux-les-Bains, près de châtaigniers, à trois cents mètres de l’Olivol, tandis que de petits êtres en sortaient et y rentraient sans échelle visible. Dans la nuit du 17 au 18 septembre, trois astronomes de l’Observatoire de Haute-Provence, à Saint-Michel, observèrent pendant dix à quinze minutes un ovale rouge orangé immobile, exactement au niveau du plateau ; Michel fit allumer, lors de nuits d’essai, les lampes des antennes ionosphériques de l’École normale supérieure à Valensole et montra qu’on ne pouvait pas les voir depuis les coupoles. En 1967, Phénomènes Spatiaux publia le récit de cinq habitants qui auraient acculé dans une pièce vide d’une ferme un petit homme semblable à celui de Masse, mais barbu, avant que « quelque chose comme une force invisible » ne le fasse glisser entre leurs mains. Et tandis que Michel et Bowen attendaient à la distillerie, un ouvrier leur raconta qu’un vieux couple, mort depuis longtemps, avait vu un jour, vers 1913, un œuf rouge lumineux se poser pendant un quart d’heure tout à côté de l’Olivol. L’homme était reparti avant qu’ils aient pu l’interroger de nouveau.
Sources: The Significant Report from France: G.E.P.A. Investigation · The Valensole AffairURECAT-000642 · End July 1965, ValensoleA Visit to Valensole
Une soucoupe au bord de la route
Masse ne raconta jamais la suite. Il continua de cultiver la lavande et refusa l’examen psychiatrique que l’enquêteur du GEPA aurait souhaité lui voir accepter. D’autres continuèrent à creuser. L’astronome du CNRS Pierre Guérin et Jacques Vallée enquêtèrent sur l’affaire, et en 1980 Guérin et le psychiatre Beaudouard la réexaminèrent dans la revue belge Inforespace. Masse mourut en 2004. Le GEPAN, le groupe d’étude officiel créé en 1977, rassembla des documents sur l’affaire mais ne publia jamais d’enquête propre ; pour le cinquantième anniversaire, en 2015, son successeur le GEIPAN rendit publics les trois procès-verbaux de gendarmerie, présentés comme « les documents les plus fiables de cette affaire », et, « vu son étrangeté », classa le cas D, inexpliqué, « par défaut ». En juillet de la même année, une soucoupe et deux petits hommes verts furent installés sur le site, et la municipalité monta une exposition. Les petits-fils de Masse dirent à France 3 que leur grand-père était « quelqu’un qui ne racontait pas d’histoires », et l’héritier de ses biens, Maurice Chaspoul, affirma qu’il ne pouvait s’agir d’« une pure invention ». Six ans plus tôt, un Niçois avait écrit au GEIPAN qu’au début de juillet 1965, alors adolescents, son frère aîné et lui avaient vu depuis l’arrière de la Peugeot 203 décapotable verte de leur père, dans un champ de lavande, « comme une grosse assiette renversée dans un champ », et que « des enfants étaient sortis de cette assiette » ; c’était le soir, et non le matin. Le mémorial se compose aujourd’hui d’une soucoupe grise sur quatre pieds au bord de rangs de lavande, d’un panneau de bois portant l’inscription « SITE OVNI » et d’une plaque : « Ici, le 1er juillet 1965 s’est posé un OVNI qui a donné lieu à une rencontre du 3ème type. Respectez ce lieu. » En 2025, l’histoire est arrivée sur les écrans avec Valensole 1965, un drame de Dominique Filhol.

Sources: L’observation de Valensole 1965, cinquante ans après…Fiftieth anniversary of the arrival of aliens to ValensoleTémoignage direct · correspondance avec un témoin de début juillet 1965Rencontre de ValensoleA Tentative Reply to Luis Schönherr’s Questionnaire · Valensole: Further DetailsRencontre du troisième type à Valensole
Trois procès-verbaux de gendarmerie
Le dossier officiel se compose de trois procès-verbaux, rendus publics par le GEIPAN en 2015. Le premier, n° 445, consigne la déclaration de Masse à la brigade de Valensole le 2 juillet 1965 à 20 heures, avec une nouvelle audition de 23 h 15 à 23 h 30 ; sa synthèse décrit un engin du volume d’une Dauphine avec deux passagers, dont l’un, d’environ un mètre, « serait descendu » quelques instants, et note que le capitaine Valnet « a constaté des traces pouvant éventuellement correspondre à la pose effective d’un engin ». Le deuxième, établi le 5 juillet par une autre brigade, consigne les mesures et les photographies des marques prises les 2 et 3 juillet. Le troisième, daté du 23 août, consigne l’approche plus proche, les deux êtres accroupis et l’immobilisation que Masse avait décrits pour la première fois le 18 août. Le GEPAN n’existait pas en 1965 ; ses responsables successifs rassemblèrent des documents sur l’affaire mais ne publièrent jamais d’enquête, et la note de 2015 explique qu’une enquête menée si longtemps après les faits, et après le travail des gendarmes, de Pierre Guérin et de Jacques Vallée, n’aurait sans doute pas apporté grand-chose. La classe D est la catégorie du GEIPAN pour l’inexpliqué, mais la note dit franchement pourquoi Valensole l’a reçue : « vue son étrangeté », le cas a été classé D « par défaut », pour faciliter les recherches des internautes.
Sources: L’observation de Valensole 1965, cinquante ans après…Procès-verbal n° 445 · déclaration de M. Maurice MasseValensole (04) 01.07.1965 · cas 1965-07-00050Rencontre de Valensole
Le sol et la lavande
La trace fut relevée avant que la foule ne la détruise, et les mesures du 2 juillet (un trou de 18 centimètres sur 40, une cuvette de 1,20 mètre de diamètre, quatre sillons de 8 centimètres formant une croix) concordent entre la synthèse de la gendarmerie et la source de l’enquêteur du GEPA. Masse précisa que seules quatre des six pattes avaient laissé des marques. Michel, qui examina les plants le 8 août, trouva sur chaque pied un ou deux brins desséchés, « exactement semblables » à des rameaux flétris par une forte chaleur ou par l’automne, le long d’une bande de deux ou trois mètres de large et d’une centaine de mètres de long sous la trajectoire de décollage ; les gendarmes ne l’avaient pas remarquée, et l’enquêteur du GEPA, en septembre, ne vit aucune différence de couleur. Un résumé de la FSR de 1968 porta la bande à quatre cents mètres. Michel rapporta que la radioactivité du site avait été mesurée, ce qui était facile avec le centre nucléaire de Cadarache tout proche, et que le résultat avait été négatif ; l’enquêteur du GEPA écrivit que des spécialistes avaient étudié la radioactivité du sol sans jamais en publier les résultats. Guérin cita plus tard une analyse chimique de terre prélevée par des enquêteurs du GEPA peu après l’atterrissage : environ 18 % de calcium à l’endroit même, contre une quantité non mesurable dans une terre témoin à vingt ou trente mètres de là, tout en reconnaissant que le rapport ne précisait pas la méthode de mesure. Selon lui, c’était un effet électromagnétique de l’engin, et non un engrais, qui avait stérilisé le sol. Le cercle nu photographié par Bowen en 1967 devint l’argument matériel le plus durable. Des récits ultérieurs affirment que la lavande n’y repoussa pas avant 1975, mais Guérin y voyait une légende : la lavande replantée par Masse dépérit à la fin de 1965, le sol sembla redevenu fertile dès 1966 ou 1967, l’herbe y poussant par touffes, et en 1969 tout le champ fut labouré et semé de sarrasin.
Sources: A Tentative Reply to Luis Schönherr’s Questionnaire · Valensole: Further DetailsThe Significant Report from France: G.E.P.A. Investigation · The Valensole AffairA Visit to ValensoleRencontre de ValensoleValensole (04) 01.07.1965 · cas 1965-07-00050
Un récit en strates
Le récit de Masse s’est enrichi, et cet enrichissement est documenté. Les premiers articles, le 3 juillet, parlaient d’un être à l’extérieur et d’un autre à l’intérieur, de quatre pattes, d’une distance de trente mètres et d’un départ soudain ; les 4 et 5 juillet, il insistait sur six pattes ; à partir du 18 août, il décrivit deux êtres au sol, une approche jusqu’à cinq ou sept mètres et un quart d’heure de paralysie. Les heures vont de 5 h 30 à 5 h 45, et les distances, dans des journaux qui contredisaient parfois leurs propres citations, de trente à quatre-vingt-dix mètres. La combinaison orange n’apparaît que dans la dépêche de l’AFP ; l’enquêteur du GEPA, puis Guérin, notèrent gris-vert. Certaines variantes sont journalistiques. Le Washington Post s’interrogeait sur une version secrète du Coléoptère, un avion expérimental français à décollage vertical dont l’unique prototype s’était écrasé en 1959. Les autres, Masse les expliqua lui-même : il avait tu les êtres et la paralysie, dit-il le 18 août, de peur d’être enfermé. L’enquêteur du GEPA le crut sur parole et pensa qu’il avait « sciemment et comme instinctivement » minimisé la rencontre ; les sceptiques y voient une histoire qui s’améliorait à chaque récit. Les deux lectures reposent sur les mêmes documents.
Sources: A Tentative Reply to Luis Schönherr’s Questionnaire · Valensole: Further DetailsUne “soucoupe volante” a-t-elle atterri dans les Basses-Alpes ?La soucoupe volante de ValensoleFrenchman sees ‘Flying Object’“Soucoupe” ? Engin inconnu ? … mais pas un hélicoptère
Un hélicoptère, une citerne ou une bande dessinée
L’hélicoptère vint en premier, de l’armée elle-même, le 3 juillet : une Alouette II ou III de l’aviation légère de l’armée de terre, engagée dans Provence 65, avait très bien pu se poser dans le champ. Dominique Caudron soutint en 1990 que les détails correspondaient à une Alouette II, y compris le sifflement de sa turbine quand le rotor ralentit, et proposa que les marques venaient d’une citerne d’engrais liquide chaulé posée là par l’agriculteur voisin. Claude Maugé avança une variante qu’il attribuait au physicien Yves Rocard : un hélicoptère de la VIe flotte américaine en mission d’espionnage, couvert par des autorités qui préféraient un ovni à l’aveu d’une incursion étrangère, hypothèse d’autant plus plausible, écrivit-il, qu’un avion espion américain fut intercepté au-dessus de l’usine atomique de Pierrelatte deux semaines plus tard. Contre toutes ces hypothèses se dresse Masse, qui connaissait les hélicoptères de l’armée et leurs pilotes, et qui affirmait qu’il n’y avait pas de rotor. Le collectionneur de bandes dessinées Raoul Robé, dans un brouillon de 2015, signala une histoire en images de 1955, rééditée en 1960, où une soucoupe volante se pose près d’Arles et où de petits pilotes chauves figent un cavalier et son cheval d’un rayon avant de l’examiner ; il suggéra que Masse avait brodé une galéjade, une de ces histoires invraisemblables dont les Provençaux ont le secret, autour d’une trace de foudre dans son champ, et n’avait plus pu reculer une fois les gendarmes arrivés. Gilles Fernandez, qui publia l’idée, la jugea peu probable après qu’un ami lui eut envoyé un résumé de toute l’histoire. Le sociologue Arnaud Esquerre traite le récit comme une narration fantastique plutôt que comme un événement vécu. Aucune de ces hypothèses n’a été confrontée à la terre prélevée par la brigade de recherches le 3 juillet, dont l’analyse n’a jamais été publiée ; les seuls chiffres en circulation sont ceux de l’analyse du GEPA relayée par Guérin.
Sources: Une soucoupe volante dans les Basses-Alpes ?Le Baron noir et ses ancêtresRencontre de ValensoleMaurice Masse Encounter (Valensole, 07/01/1965): Hoax inspired by a French Comic Book?“Soucoupe” ? Engin inconnu ? … mais pas un hélicoptère
Note sur la classification et les éléments de preuve
Cette archive classe Valensole comme une rencontre rapprochée du troisième type signalée, car un témoin unique décrivit deux êtres animés à quelques mètres, à côté d’un engin posé, et son immobilisation par l’un d’eux. Cette étiquette décrit le récit, non sa cause. Les éléments de preuve se composent des trois procès-verbaux de gendarmerie des 2 juillet, 5 juillet et 23 août 1965 ; des mesures et photographies des marques prises par les gendarmes ; de la presse de juillet 1965, qui conserve la première version de l’histoire et l’explication par l’hélicoptère ; de l’enquête du GEPA et des entretiens d’Aimé Michel d’août 1965 et d’août 1967, publiés dans la Flying Saucer Review ; et de déclarations ultérieures de la famille de Masse. Il n’existe aucune photographie de l’engin, aucun second témoin de l’atterrissage du 1er juillet n’a été identifié, et les analyses de sol rapportées par Guérin n’ont pas été publiées intégralement.
Sources: Valensole (04) 01.07.1965 · cas 1965-07-00050The Significant Report from France: G.E.P.A. Investigation · The Valensole AffairA Visit to Valensole
- FIN JUIN 1965
Pendant une semaine environ, Maurice Masse et son père trouvent chaque matin des brins cassés sur leurs jeunes lavandes de l’Olivol.
- 29 JUIN 1965
Les manœuvres Provence 65 de l’armée commencent à l’ouest de Manosque, avec des hélicoptères Alouette de l’aviation légère basés à Saint-Auban.
- 1ER JUIL 1965 · VERS 5 H 45
Fumant derrière un tas de pierres, Masse entend un sifflement et voit un engin de la taille d’une voiture, posé sur six pattes et un pivot, et deux petits êtres penchés sur un plant de lavande.
- QUELQUES INSTANTS PLUS TARD
Arrivé à quelques mètres, il est immobilisé par un tube que l’un d’eux pointe vers lui ; ils remontent à bord, et l’engin part vers l’ouest et disparaît à une vingtaine de mètres.
- UN QUART D’HEURE PLUS TARD ENVIRON
Masse retrouve l’usage de ses membres, redescend au village et parle au patron du Café des Sports de la machine et de ses marques, mais pas des êtres.
- 1ER JUIL 1965 · SOIRÉE
Il retourne au champ avec sa fille ; la boue autour du trou central a pris comme du ciment.
- 2 JUIL 1965 · 20 H
Masse fait sa déclaration à la brigade de l’adjudant Oliva à Valensole ; le capitaine Valnet arrive de Digne et l’enquête se poursuit toute la nuit.
- 3 JUIL 1965
Le Provençal révèle l’affaire ; la brigade de recherches prélève des échantillons de sol, et l’armée évoque un hélicoptère Alouette.
- 4 JUIL 1965
Le Monde titre : « La soucoupe volante était sans doute un hélicoptère ». Masse s’est réfugié à Giens ; la foule piétine le champ.
- 5 JUIL 1965
Le Provençal publie son entretien de Giens : « Ce n’en était pas un. Je suis formel. » Les gendarmes rédigent leur procès-verbal sur les marques.
- 6–7 JUIL 1965
La presse annonce que Masse fait une dépression nerveuse, son long sommeil ayant déjà commencé ; les chasseurs de souvenirs ont creusé le trou sur près d’un mètre de profondeur.
- 8 AOÛT 1965
Aimé Michel interroge Masse dans sa distillerie et lui montre la photographie d’une maquette de l’engin de Socorro.
- 18 AOÛT 1965
Masse fait une déclaration plus complète : sept mètres, deux êtres accroupis près d’un plant, la paralysie.
- 23 AOÛT 1965
La gendarmerie consigne les nouveaux détails dans un troisième procès-verbal.
- SEPTEMBRE 1965
Le magistrat « G.C. » enquête pour le GEPA ; les 17 et 18 septembre, des astronomes de Saint-Michel voient une lumière rouge orangé sur le plateau.
- NOV–DÉC 1965
La Flying Saucer Review publie le rapport du GEPA et « The Valensole Affair » de Michel.
- 21 AOÛT 1967
Michel et Charles Bowen retournent à l’Olivol ; Masse, désormais serein, dit qu’il mourra sans raconter le reste.
- 1980
Pierre Guérin et le psychiatre Dr Beaudouard reviennent sur l’affaire dans Inforespace.
- 1990
Dominique Caudron propose une Alouette II et une citerne d’engrais.
- 2004
Mort de Maurice Masse.
- AOÛT–SEPT 2009
Un Niçois écrit au GEIPAN au sujet d’une « assiette » posée et d’« enfants » que son frère et lui virent près de Valensole, adolescents, en juillet 1965.
- 26 JUIN 2015
Le GEIPAN rend publics les trois procès-verbaux de gendarmerie et classe l’affaire D par défaut.
- JUILLET 2015
Pour le cinquantenaire, une soucoupe et deux petits hommes verts sont installés sur le site, et le village monte une exposition.
- 2025
La pièce de Dominique Filhol, Valensole 1965, est créée en France.
Sources et entretiens
Les sources conservent leur langue d’origine ; leurs titres et descriptions sont traduits.
Valensole (04) 01.07.1965 · cas 1965-07-00050GEIPAN · CNES · La page officielle du cas, classification D, avec les trois procès-verbaux de gendarmerie des 2 juillet, 5 juillet et 23 août 1965L’observation de Valensole 1965, cinquante ans après…GEIPAN · CNES · Toulouse, 26 juin 2015 · La note rendant publics les procès-verbaux de gendarmerie pour le cinquantenaireProcès-verbal n° 445 · déclaration de M. Maurice MasseGendarmerie nationale · Brigade de Valensole · Déclaration recueillie le 2 juillet 1965, telle que publiée par le GEIPANTémoignage direct · correspondance avec un témoin de début juillet 1965GEIPAN · CNES · Courriels du 17 août au 2 septembre 2009, noms non communiqués · Deux frères se souviennent d’une « assiette » posée près de ValensoleUne “soucoupe volante” a-t-elle atterri dans les Basses-Alpes ?Victor Nathan · Le Provençal · 3 juillet 1965 · Page 1 · Transcription et traduction de Patrick GrossUne soucoupe volante dans les Basses-Alpes ?Le Dauphiné Libéré · 4 juillet 1965 · Avec la déclaration des militaires, « Vraisemblablement un hélicoptère de l’A.L.A.T. » · Transcription de Patrick GrossLe mystère reste entier sur la “soucoupe volante” de ValensoleVictor Nathan · Le Provençal · 4 juillet 1965 · Transcription de Patrick GrossLa soucoupe volante de ValensoleAgence France-Presse · Le Méridional · 4 juillet 1965 · Page 9 · Transcription de Patrick GrossLa soucoupe volante était sans doute un hélicoptèreLe Monde · 4 juillet 1965 · Page 18 · Transcription de Patrick Gross“Soucoupe” ? Engin inconnu ? … mais pas un hélicoptèreLe Provençal · 5 juillet 1965 · Masse interrogé à Giens · Transcription de Patrick GrossFrenchman sees ‘Flying Object’Waverley Root · The Washington Post · 5 juillet 1965 · Transcription de Patrick GrossLa “soucoupe” de Valensole : dépression nerveuse pour l’auteur du récitLe Méridional · 6 juillet 1965 · Page 14 · Transcription de Patrick GrossLa soucoupe volante de Valensole… Les curieux affluent, M. Masse est dépriméVar-Matin République · 7 juillet 1965 · Transcription de Patrick GrossThe Significant Report from France: G.E.P.A. Investigation · The Valensole Affair« G.C. » pour le GEPA et Aimé Michel · Flying Saucer Review 11(6) · Novembre/décembre 1965 · p. 5–8 · Via l’Internet ArchiveA Tentative Reply to Luis Schönherr’s Questionnaire · Valensole: Further Details« G.C. » et Aimé Michel · Flying Saucer Review 12(3) · Mai/juin 1966 · p. 21–24 · Via l’Internet ArchiveA Visit to ValensoleAimé Michel et Charles Bowen · Flying Saucer Review 14(1) · Janvier/février 1968 · p. 6–12 · Le retour à l’Olivol en août 1967 · Via l’Internet ArchiveValensole, France, 1965Patrick Gross · UFOs at close sight · Page du cas et index de presse, mise à jour du 4 août 2023URECAT-000642 · End July 1965, ValensolePatrick Gross · UFO Related Entities Catalog · Le second signalement de Valensole, d’après Figuet et Ruchon (1979) et Phénomènes SpatiauxMaurice Masse Encounter (Valensole, 07/01/1965): Hoax inspired by a French Comic Book?Gilles Fernandez, présentant l’hypothèse de Raoul Robé · Sceptiques vs. les Soucoupes Volantes · 20 novembre 2017, révisé en décembre 2017Le Baron noir et ses ancêtresDominique Caudron · Communications 52, Rumeurs et légendes contemporaines · 1990 · p. 219–248 · Via PerséeFiftieth anniversary of the arrival of aliens to ValensoleFrance 3 Marseille · 3 juillet 2015 · 2 min · INARencontre du troisième type à ValensoleAffaires sensibles · France Inter · 28 mai 2018 · Podcast audio, 54 minRencontre de ValensoleWikipédia · Édition française · Avec les synthèses de la gendarmerie, les chiffres de Pierre Guérin sur le sol et les hypothèses sceptiquesVous avez repéré une erreur ou connaissez une meilleure source ? Écrivez à hello@uap.fun.
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