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DOSSIER / 083 — 1968

La soucoupe de la forêt de Baciu

Un dimanche d’août 1968, un technicien nommé Emil Barnea photographia un disque argenté qui basculait au-dessus des bois, aux portes de Cluj, et l’agence de presse de l’État communiste publia les clichés dans tout le pays. Mais son premier récit, donné par téléphone, ne ressemblait guère au pique-nique spectaculaire que l’Occident lut plus tard, et, retourné, le deuxième disque ressemble presque trait pour trait au premier.

Trois photographies en similigravure noir et blanc, granuleuses, côte à côte. À gauche : un petit disque incliné au rebord inférieur sombre, près du bord droit d’un ciel pâle, au-dessus d’une ligne d’arbres sombre et d’un pré. Au centre : le disque haut au-dessus de la lisière, un croissant sombre le long de son rebord supérieur, avec en contrebas un pré couvert de fleurs. À droite : presque tout le cadre occupé par un ciel pâle, avec une minuscule forme sombre et allongée près du haut, à l’intérieur d’une tache plus foncée, et une mince rangée de cimes d’arbres en bas.
1968
Les trois photographies publiées de Barnea, de gauche à droite dans l’ordre où il les prit. Emil Barnea, 18 août 1968, telles que reproduites dans Flying Saucer Review 15:6 (1969). Domaine public en Roumanie (série photographique publiée pour la première fois dans ce pays en 1968 ; la protection prévue par le décret 321/1956 avait expiré avant la loi 8/1996), et donc non restaurée aux États-Unis. Assemblées et recadrées.

Les bois des collines de l’ouest

En 1968, Cluj était la principale ville de Transylvanie, l’antique Napoca romaine, et elle s’étendait : sur son flanc ouest, de nouveaux immeubles s’élevaient dans le quartier de Grigorescu, juste au pied d’une ligne de collines boisées. Ces collines portent les forêts de Hoia et de Baciu, environ trois kilomètres carrés de bois sur la crête qui domine la vallée du Someșul Mic. Pour les habitants de Cluj, les bois de Baciu étaient un lieu de promenades dominicales et de déjeuners sur l’herbe ; Florin Gheorghiță, l’ingénieur qui allait rendre l’affaire célèbre, expliqua à ses lecteurs étrangers que la forêt, « en raison de sa riche végétation, a toujours fait le bonheur des amoureux de la nature ». La Roumanie avait déjà, cette année-là, le regard tourné vers le ciel. Fin mars, des météorologues de la station du Semenic, dans les monts du Banat, entre autres, avaient suivi un objet brillant pendant trois jours, et la presse d’État avait fait état d’un objet observé par cinq stations météorologiques des Carpates occidentales, à des altitudes de 7 000 à 30 000 mètres. Quand les photographies de Cluj parurent en septembre, un journal conclut son article en notant que c’était la deuxième fois cette année-là que de tels objets étaient observés en Roumanie.

Photographie en couleurs passées, prise depuis un coteau boisé et plongeant sur un quartier d’immeubles neufs aux teintes pâles et de maisons aux toits rouges, avec une rivière à gauche et les flèches de la vieille ville sur l’horizon brumeux.
Le quartier de Grigorescu, à Cluj, et ses immeubles neufs, vus depuis les collines boisées où la ville rejoignait la forêt. Les archives datent le cliché des années 1960 ; le fichier de Commons le date de 1975. Archives numériques de l’Union des architectes de Roumanie, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Source de l’image · CC BY-SA 4.0 · Union of Romanian Architects digital archive

Sources: Pădurea Hoia-BaciuRomânia comunistă, cuprinsă de „febra OZN-urilor”Flying Saucer over Cluj, RomaniaUn obiect zburător neidentificat în apropiere de ClujFarfurii zburătoare la Cluj?

Une chose argentée au-dessus de la clairière

La version que le monde allait connaître est celle que Gheorghiță écrivit en français pour Flying Saucer Review, et que Gordon Creighton traduisit dans le numéro de novembre-décembre 1969. Le matin du dimanche 18 août, raconte-t-elle, le technicien E.B. partit avec son amie Z.M. et deux autres amis passer une journée « loin du bruit de la ville ». Le ciel était dégagé et très beau. Vers midi, ils s’arrêtèrent dans une clairière fleurie, à l’écart des chemins les plus fréquentés, étendirent une couverture et décidèrent d’allumer un feu. E.B. alla chercher du bois. Il n’avait fait « qu’une dizaine de pas dans la forêt » quand son amie le rappela pour lui montrer « quelque chose », et levant les yeux, il vit « un grand objet rond et métallique qui paraissait argenté dans le soleil », qui survolait la forêt « sans faire le moindre bruit, et d’une manière singulière ». Il l’observa pendant dix secondes, comprit que c’était extraordinaire et courut jusqu’à la couverture chercher son appareil. Le premier cliché fut pris à la hâte ; le second avec plus de calme, car l’objet se déplaçait lentement, et il le vit inverser sa course et changer d’éclat. Puis l’objet accéléra brusquement, s’élança vers le haut et disparut, et il prit deux derniers clichés en vitesse. « Il était 13 h 23. Il n’y avait pas le moindre souffle de vent, et le silence de la nature demeurait intact, hormis le chant des oiseaux dans la forêt. » (Dans son livre de 1973, Gheorghiță indique 13 h 20.) Les quatre amis avaient observé la scène en silence pendant environ deux minutes. Puis ils firent cuire leur déjeuner, achevèrent leur sortie et laissèrent l’impression s’estomper.

Sources: Flying Saucer over Cluj, RomaniaUFO’s from Behind the Iron CurtainLe dossier photo d’Inforespace: dimanche 18 août 1968, Cluj, RoumanieO.Z.N. – o problemă modernă

Dix jours dans l’appareil

Selon Gheorghiță, Barnea ne pensa plus à la forêt une fois rentré chez lui. Il continua à photographier jusqu’à la fin de la pellicule et ne la développa que dix jours plus tard, « par crainte du ridicule » et sans savoir que faire des clichés. Le seul homme de Cluj qu’il savait intéressé par ce genre de choses était Gheorghiță lui-même, qui se trouvait à Bucarest depuis deux mois et ne rentra qu’après le 26 août ; selon Hobana, ses vacances étaient terminées. Il vit les premiers tirages après le 1er septembre. L’appareil, lui dirent les témoins, était un FED-2, un télémétrique soviétique, équipé d’un objectif que les sources appellent « Interstar » 2,8 ; la pellicule était un film ordinaire de 17 DIN, fabriqué par ORWO. Au soleil, il faisait environ 36 °C. L’objet était arrivé du nord-est en ligne droite, avait fait demi-tour et semblé plonger vers le sol, et s’était tenu, estimaient-ils, à environ 600 mètres d’altitude, à 85° au-dessus de l’horizon. Barnea avait quarante-cinq ans, « connu de ses collègues comme un homme sérieux et honnête, quoique peut-être un peu trop centré sur lui-même » ; officier dans sa jeunesse, il travaillait désormais comme technicien pour une entreprise de construction, et c’est ainsi que Gheorghiță, alors âgé d’environ quarante ans, ingénieur qui suivait la littérature sur les soucoupes depuis plus de dix ans, avait fait sa connaissance, dans un cadre purement professionnel, près de deux ans plus tôt. Gheorghiță assurait que Barnea était un sceptique, et qu’il n’existait à Cluj aucun livre sur les ovnis qu’il aurait pu étudier. Sa compagne, une employée de bureau de trente-quatre ans qu’Ion Hobana nomma plus tard Zamfira Matea, n’aurait eu aucun intérêt pour le sujet. La déclaration écrite de Barnea disait : « L’objet avait un éclat métallique, ne faisait aucun bruit et changeait constamment de position et de direction. Il n’avait absolument aucune ressemblance avec aucun des corps que j’ai vus tant de fois en vol, des ballons aux avions à réaction. »

Photographie d’un appareil télémétrique soviétique au capot chromé gravé ФЭД-2 en cyrillique, aux molettes chromées, au boîtier noir texturé et à l’objectif noir, sur un fond blanc uni.
Un FED-2, le même modèle d’appareil soviétique 35 mm que celui de Barnea, monté ici d’un objectif Industar-50. Ce n’est pas le sien ; il a été photographié en 2021. Retired electrician, via Wikimedia Commons, CC0. Source de l’image · CC0 · Retired electrician

Sources: Flying Saucer over Cluj, RomaniaUFO’s from Behind the Iron CurtainUn obiect zburător observat în apropierea orașului ClujFlorin GheorghițăLe dossier photo d’Inforespace: dimanche 18 août 1968, Cluj, Roumanie

À la recherche du trucage

Gheorghiță dit s’être employé à s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’un canular. Il porta d’abord la pellicule et les tirages au photoreporter le plus connu de Cluj, qui les examina dans son laboratoire et n’eut aucun doute. Un photographe d’Agerpres, l’agence de presse nationale, de passage en ville, fut du même avis, et avança un argument psychologique que Hobana et d’autres allaient reprendre : « si un photographe amateur comme E.B. avait voulu monter un canular, il aurait placé l’objet au centre de son image. » Sur les premier et troisième clichés, le disque se trouve presque au bord. Un laboratoire officiel de Cluj analysa la pellicule et « ne trouva aucune trace de trucage ». Le deuxième cliché le troublait. Comparée au premier, la forme de l’objet était devenue « quelque peu floue » alors que les arbres et les fleurs restaient nets, et une ombre sur le rebord supérieur « paraît presque illogique au regard de l’ombre portée sur la première photographie ». Il projeta donc toute la pellicule devant un groupe de professeurs de l’Institut des beaux-arts de Cluj, et deux maîtres de conférences spécialistes de l’éclairage naturel fabriquèrent des maquettes du disque et les éclairèrent de côté, comme l’aurait fait le soleil. Travaillant séparément, écrivit Gheorghiță, ils parvinrent à la même conclusion : sur la deuxième image, l’objet était devenu lumineux, « mais éclairé par lui-même, non de l’extérieur ! » Pourtant, ce qu’il appela « la preuve finale », celle qui le décida à envoyer les photos à l’agence de presse, avait été un livre.

Sources: Flying Saucer over Cluj, RomaniaAnalyse minutieuse de photos prises à Cluj (Roumanie)UFO’s from Behind the Iron Curtain

Trois ans et seize mille kilomètres

Le livre qui convainquit Gheorghiță était Flying Saucers—Serious Business de Frank Edwards, avec ses photographies de l’objet que Rex Heflin, enquêteur de la circulation au service des routes du comté d’Orange, en Californie, avait photographié à travers le pare-brise et la vitre latérale de sa camionnette de service près de Santa Ana le 3 août 1965 : trois Polaroid d’un disque d’apparence métallique et un quatrième de l’anneau de fumée qu’il aurait laissé derrière lui. Le spécialiste de la photographie de la commission Condon, William K. Hartmann, les avait étudiés et avait conclu : « L’affaire doit rester non concluante. » Aux yeux de Gheorghiță, la ressemblance était décisive : « le même type de construction ; les mêmes proportions ; la même manière de construction métallique ; les mêmes caractéristiques techniques. Seule la taille semble nettement différente. » Deux hommes, à presque exactement trois ans et plus de seize mille kilomètres d’intervalle, avaient selon lui photographié le même genre d’engin sans aucune possibilité de contact, et « la preuve est si absolue que j’ai envoyé les photographies à l’agence de presse pour qu’elles soient publiées ». Barnea lui-même raconta plus tard à l’hebdomadaire Flacăra que lorsqu’il avait montré les tirages à « un collègue, l’ing. Gheorghiță, passionné de soucoupes volantes », l’ingénieur lui avait montré un livre présentant un objet presque identique observé en Californie ; et quand l’histoire éclata, la version de la dépêche d’Agerpres publiée par România liberă et la chronique de Flacăra imprimèrent toutes deux la comparaison avec Santa Ana. Plus tard, dans la FSR, Gheorghiță alla plus loin, citant la règle de Hartmann selon laquelle une preuve photographique exigerait plusieurs photographes sans lien entre eux, et se demandant si, connaissant le cas de Cluj, celui-ci modifierait ses conclusions. Le rédacteur en chef de la revue ajouta entre crochets : « [Extrêmement improbable. — LE RÉDACTEUR] »

Sources: Flying Saucer over Cluj, RomaniaCase 52: Traffic Investigator Photographs (Santa Ana, Calif., August 1965)La Cluj: farfurie zburătoare? · Interviu indirect cu Emil BarneaUn obiect zburător observat în apropierea orașului ClujUFO’s from Behind the Iron Curtain

Dans tous les journaux

Le mercredi 18 septembre 1968, une dépêche d’Agerpres signée Ludovic Roman et Gh. Brătescu parut dans toute la presse roumaine. Scînteia, le quotidien du Parti, la publia en page sept avec une photographie légendée « L’objet photographié à Cluj » : un groupe d’excursionnistes avait vu, au-dessus d’une forêt proche de la ville, un objet volant qui changeait rapidement de position et de direction ; il était rond, d’environ dix mètres de diamètre, et émettait une lumière blanche, et il avait été photographié par « le jeune Emil Barnea », de la Direction de la systématisation et de l’architecture de Cluj. (Barnea avait quarante-cinq ans ; Flacăra en fit plus tard une plaisanterie.) L’observatoire de Cluj, ajoutait la dépêche, avait reçu à diverses reprises des signalements semblables d’autres témoins oculaires. România liberă publia la même dépêche accompagnée d’une note signée de Gheorghiță, « ingénieur électronicien », qui écrivait qu’après avoir examiné « les négatifs originaux obtenus par mon collègue Emil Barnea », il était convaincu de leur authenticité, « les premiers dans notre pays d’une telle netteté », et que le vol silencieux de l’objet et ses curieux changements de cap confirmaient une fois de plus que de tels engins étaient « le produit d’une technologie supérieure ». Sa note datait l’observation, à tort, du 17 septembre à 13 h 30. Scînteia tineretului, le journal de la jeunesse, donna l’adresse de Barnea, sur la place de la gare, et précisa qu’il avait vu l’objet « avec un groupe d’amis ». La télévision montra toute la série, et une équipe vint de Bucarest interviewer les témoins ; selon Gheorghiță et Hobana, Barnea et Matea apparurent à l’écran, et un reporter d’Informația Bucureștiului soumit Barnea à des tests de ses capacités d’observation. Dans Flacăra, Bazil Dunăreanu avoua avoir été jusque-là franchement envieux : dans le pays qui avait donné au monde Henri Coandă, l’homme qui avait offert à l’humanité le principe « réel, non imaginaire » de la soucoupe volante, on avait vu des soucoupes au-dessus du sol roumain, mais personne n’en avait photographié.

Sources: Un obiect zburător neidentificat în apropiere de ClujUn obiect zburător observat în apropierea orașului ClujFarfurii zburătoare la Cluj?La Cluj: farfurie zburătoare? · Interviu indirect cu Emil BarneaO.Z.N. – o problemă modernăFlying Saucer over Cluj, RomaniaUFO’s from Behind the Iron Curtain

« J’ai cru que c’était un ballon »

Le même automne, Flacăra publia ce qu’il appelait une « interview indirecte » : une très courte conversation téléphonique avec Barnea lui-même, le plus ancien récit de sa propre bouche. Il raconte une autre histoire. « Le 18 août, vers 15 h 15, je me promenais dans la forêt de Baciu, dit-il. À un moment, j’ai aperçu, dans le ciel légèrement nuageux, un objet étrange qui se déplaçait à grande vitesse. Tout cela a duré entre deux et trois minutes. Il avait une couleur métallique et ne faisait aucun bruit. J’ai cru que c’était un ballon. J’ai pris trois photographies et j’ai continué mon chemin. C’est seulement en développant la pellicule que je me suis rendu compte que ce n’était pas un ballon. » Quand on lui demanda comment il se faisait qu’il ait eu son appareil prêt, il répondit qu’il se promenait avec « une amie à moi, Matia », en prenant des photos ; « près de nous, dans une clairière, il y avait aussi des touristes ». Comment avaient-ils réagi ? Il n’en savait rien : croyant que c’était un ballon, il n’avait rien eu à leur dire. Et comment l’objet avait-il disparu ? « Verticalement, soudainement, en moins d’une minute. J’ai cru que le ballon avait éclaté. » Une seconde déclaration de 1968, citée en 2026 par Adevărul, s’en rapproche : vers 15 h 50, il se trouvait à la lisière de la forêt, un groupe de touristes se tenait à quelque distance dans une grande clairière, il était avec « une amie, Zamfira Mathea », et il avait son appareil prêt pour la photographier, elle, et non le « ballon ». Il prit trois photographies et développa la pellicule deux semaines plus tard. L’objet, disait-il dans ce texte, n’avait « pas de couleur, plutôt une luminosité, ni argentée ni blanchâtre ». Comparées à la version de 1969, presque toutes les circonstances changent : une promenade à deux au lieu d’un pique-nique à quatre, des inconnus au lieu d’amis, trois clichés au lieu de quatre, l’après-midi au lieu de 13 h 23, un ciel légèrement nuageux au lieu d’un ciel parfaitement dégagé, un ballon dont on se désintéresse au lieu d’une merveille reconnue en dix secondes. Les deux versions placent Barnea dans les bois de Baciu le 18 août, avec un appareil photo et la même femme ; quelles circonstances sont vraies, les archives ne le disent pas.

Sources: La Cluj: farfurie zburătoare? · Interviu indirect cu Emil BarneaRomânia comunistă, cuprinsă de „febra OZN-urilor”Flying Saucer over Cluj, RomaniaFarfurii zburătoare la Cluj?

Deux ballons

Le premier verdict officiel vint du directeur de l’observatoire astronomique de Cluj, dont les sources ne donnent jamais le nom. Selon Gheorghiță, il suggéra un ballon météorologique « sans avoir vu les photographies » ; d’après Hobana et Weverbergh, qui le font parler dès qu’il vit les images dans le journal, il y vit soit une supercherie, soit « un ballon-sonde photographié dans des circonstances particulières », et le témoin fut traité d’« ivrogne », d’« illettré », de « fraudeur » et de « profane ». Gheorghiță répondit dans Tribuna, Viața Studențească et Magazin. Puis, l’après-midi du 19 septembre, le lendemain de la parution des photos, Cluj eut droit à son propre ballon. Un objet polyédrique brillant, dont la base mesurait au moins cinquante mètres selon les calculs de Gheorghiță, fut aperçu à partir de 15 h 15 environ, se déplaçant vers l’ouest contre un vent violent, puis resta suspendu au-dessus du centre-ville pendant quatre heures sous les yeux, d’après Gheorghiță, de dizaines de milliers de personnes, jusqu’à ce qu’un banc de nuages le recouvre à 19 h 15. Les pilotes du vol en provenance de Bucarest l’estimèrent entre 8 000 et 9 000 mètres, et le météorologue D. Peligrad écrivit une semaine plus tard dans Tribuna qu’à cette altitude le vent avait atteint 72 à 86 kilomètres à l’heure. Le professeur Gh. Chiș, de l’université Babeș-Bolyai, qui l’observa au télescope, déclara au correspondant d’Agerpres que « le ballon brillait par réflexion de la lumière solaire » et qu’un renflement en son centre brillait plus que le reste. Le photographe de presse Rudolf Wagner le saisit au téléobjectif. Sa photo ne fut jamais publiée, mais Gheorghiță affirma qu’une fois agrandie elle montrait, à l’intérieur de l’enveloppe de plastique, deux objets lumineux ayant chacun « une forme évidente de… “soucoupe volante” ». L’équipe de télévision venue interviewer Barnea le filma aussi ; montrées à des experts à Bucarest, les images ne tranchèrent rien.

Sources: Flying Saucer over Cluj, RomaniaUFO’s from Behind the Iron CurtainO.Z.N. – o problemă modernăRomânia comunistă, cuprinsă de „febra OZN-urilor”UFOs Behind the Iron Curtain, No. 18

La soucoupe passe à l’Ouest

Après FSR, les photographies voyagèrent. Phénomènes Spatiaux, la revue du groupe français GEPA, publia l’affaire en juin 1970, et un magazine canadien la reprit cet été-là. Les lecteurs se disputèrent au sujet de l’ombre étrange. A. Calvert, de Barnet, écrivit à FSR que l’engin était lumineux par lui-même à l’intérieur d’une enveloppe de plasma et que la tache sombre était un « hublot », « un trou dans le plasma », situé sur la ligne de visée entre les occupants de la soucoupe et les Roumains qui les observaient. En 1972, David Keilbarth, d’Oklahoma City, qui testait un programme informatique sur le schéma de Gheorghiță, trouva une erreur dans ses calculs : aux 1 000 à 1 200 mètres que Gheorghiță avait supposés dans son croquis, le disque aurait mesuré de 42 à 50 mètres de large, et non de 32 à 38. « Pour un sceptique, ce sont des munitions mortelles », prévint-il. L’écrivain américain Trevor James Constable, en 1976, rangea le disque de Cluj aux côtés de la soucoupe de McMinnville parmi les preuves d’une technologie éthérique : un champ d’orgone « arrêté » par l’appareil photo, écrivait-il, désensibiliserait l’émulsion, si bien qu’« une ombre totalement anormale apparaîtra sur la structure matérialisée. C’est ce qui s’est produit avec les photographies de Cluj, en Roumanie. » L’affaire entra dans les catalogues, dans la liste de photographies de l’UFO Register de 1977 sous le numéro 0341, « Quatre photographies prises », et dans des comptes rendus repris de la Belgique à l’Espagne jusqu’au MUFON UFO Journal, où Barnea était devenu « Bornea » et son employeur une usine.

Sources: Le dossier photo d’Inforespace: dimanche 18 août 1968, Cluj, RoumanieO.Z.N. – o problemă modernăUFOs Behind the Iron Curtain, No. 18Mail Bag: ‘Shadow’ and ‘Portholes’Mail Bag: Computing distances of UFOs observedThe Cosmic Pulse of LifeProvisional Catalogue of UFO Photographs, entrée 0341Clues from Cluj: UFOs over Romania

L’épreuve du miroir à Liège

L’examen le plus minutieux vint de Lumières dans la Nuit. Ses rédacteurs reçurent les photos de Gheorghiță et les gardèrent sous le coude, « méfiants par nature » à l’égard des photographies. Se faisant l’avocat du diable, ils retournèrent la deuxième image tête en bas et l’inversèrent comme vue dans un miroir, et les deux croquis obtenus se ressemblaient tant qu’ils se demandèrent si le même dessin n’avait pas servi deux fois, le ciel clair et sans nuages rendant le trucage facile. Ils envoyèrent le tout aux laboratoires du LAET à Bruxelles, et G. Delcorps signa son rapport à Liège le 12 mars 1970. Travaillant sur deux tirages papier, avec un objectif de 50 mm et un champ de 47°, il mesura l’arbre principal à 11,2 mètres et trouva un disque de 22,3 mètres de large s’il se trouvait à 600 mètres, ou situé à 806 mètres s’il mesurait 30 mètres. Ses hauteurs angulaires ressortaient à environ 31° et 19°, rien à voir avec les 85° du témoignage : un objectif de 47°, fit-il remarquer, ne pouvait embrasser à la fois l’horizon et le zénith. Il montra aussi que n’importe quelle maquette de 12 à 46,5 centimètres de diamètre, placée entre 3,2 et 12,5 mètres de l’appareil, donnerait la même image. Mais il trouva les zones claires et sombres des deux disques essentiellement différentes, si bien que le second n’était pas le premier inversé, et les zones sombres ne pouvaient être des ombres portées que si le soleil avait été à l’horizon. Un faux aurait exigé deux maquettes, une main experte et « la collusion parfaite des trois autres témoins ». Il conclut que les tirages « présentent les éléments majeurs d’authenticité », ajoutant que les négatifs originaux lui permettraient d’achever l’étude. Un second expert écrivit en octobre 1970 que l’une des images n’était « pas l’autre vue dans une glace » et que les ombres des OVNI « n’ont pas forcément de rapport avec le soleil ». La revue publia le tout en octobre 1971.

Sources: Analyse minutieuse de photos prises à Cluj (Roumanie)UFO’s from Behind the Iron Curtain

L’image que personne n’imprima

L’écrivain roumain Ion Hobana fit connaître l’affaire à un plus large public dans le livre qu’il écrivit avec Julien Weverbergh, paru en français en 1972 et en anglais en 1974 sous le titre UFO’s from Behind the Iron Curtain. Ils disaient avoir rencontré les témoins en 1968 et en 1970 et avoir « complété et/ou corrigé » le récit de Gheorghiță, et ce sont eux qui nommèrent la compagne de Barnea, Zamfira Matea. Ils expliquèrent aussi la photographie manquante. Gheorghiță avait dit que la quatrième image avait été « conservée par E.B. en raison de ses particularités », et que la présence des mêmes arbres prouvait « catégoriquement » l’authenticité du film. Selon Hobana et Weverbergh, l’autre couple, dont l’identité « pour des raisons strictement personnelles ne doit pas être divulguée », y figure « et ne voulait pas subir l’embarras de sa publication ». Ils affirmaient l’avoir étudiée de près : l’objet y était devenu « si petit, comme perdu dans une sorte de nuage sombre », et la « vapeur » haut dans le ciel que les témoins remarquèrent ensuite y apparaissait, ce qu’ils comparaient à la quatrième photographie de Heflin, celle de l’anneau de fumée. Inforespace la décrivit de la même façon en 1974, avec les amis reconnaissables dessus et l’OVNI disparaissant à la verticale. Pour le reste, Hobana et Weverbergh restaient prudents. Les lignes d’ombre, écrivaient-ils, pouvaient difficilement être dites « naturelles » vu la position du soleil, mais ils se refusèrent à analyser les images en se disant « profanes », et leur résumé de Delcorps intervertissait ses angles entre la première et la deuxième image tout en lui faisant exclure entièrement le trucage photographique, ce que son rapport ne faisait pas.

Sources: UFO’s from Behind the Iron CurtainFlying Saucer over Cluj, RomaniaLe dossier photo d’Inforespace: dimanche 18 août 1968, Cluj, RoumanieAnalyse minutieuse de photos prises à Cluj (Roumanie)

Le cosmodrome de Cluj

En quelques années, la clairière eut des voisins. En 1974, la presse roumaine publia les premières confidences d’Alexandru Sift, un biologiste à qui Gheorghiță donnait trente-huit ans, et en mai 1976 Gheorghiță le présenta aux lecteurs de FSR. Sift photographiait dans la forêt de Baciu, « à quelques centaines de mètres de la clairière de Barnea », et son intérêt remontait à un jour d’été de 1953, quand il avait dix-sept ans. Il vit un globe lumineux tomber du ciel sur un grand buisson et disparaître dans ses branches. Quand il enfonça un bâton parmi les feuilles, il ne vit plus le bâton, ni une partie de sa propre main ; la main fourmillait, la plante de ses pieds le brûlait, et quelque chose de froid semblait peser sur tout son corps. Il s’enfuit en courant et passa la soirée à vomir. Plus tard, il y revint encore et encore, et il dit avoir vu des formes lumineuses plus de cent fois en cinq ans, certaines se posant et se changeant en « boîtes noires triangulaires » qui laissaient des marques triangulaires dans l’herbe. Sa pellicule saisit aussi des globes que personne sur place n’avait vus, certains cachés dans des halos sombres. À cette époque, raconta Gheorghiță à Lumières dans la Nuit, on appelait déjà la forêt « le cosmodrome de Cluj ». Dans des lettres citées par Gordon Creighton, de FSR, il écrivit avoir vu sur des photographies récentes « les pieds et les silhouettes d’êtres » invisibles à l’œil nu, et qu’après avoir lui-même photographié l’endroit le 19 mai 1974, il en était reparti avec une bosse au front plus grosse que celle de Sift. Creighton, de son côté, rattacha les globes invisibles de Sift aux « formes de vie » infrarouges de Trevor James Constable.

Photographie d’un bouquet de minces troncs gris qui se courbent en S et se coudent au-dessus d’un sol forestier tapissé de feuilles mortes orangées.
Troncs tordus dans la forêt de Hoia, le 4 novembre 2012. Les arbres courbés devinrent une étape des visites guidées nées de la légende de la forêt. Photo : Cristian Bortes, via Wikimedia Commons, CC BY 2.0. Source de l’image · CC BY 2.0 · Cristian Bortes

Sources: Weird “Flying Globe” photographs in Romania · The Report from ClujNote sans titre sur de nouvelles photographies de Cluj

Le triangle des Bermudes de Transylvanie

Avec le temps, la forêt de Hoia-Baciu devint l’un des lieux hantés célèbres d’Europe (en 2013, The Guardian la fit figurer sur une liste des plus effrayants du continent), et les photographies de Barnea en devinrent l’événement fondateur. Adrian Pătruț, chimiste à l’université Babeș-Bolyai et président de la Société roumaine de parapsychologie, publia en 1995 Fenomenele de la Pădurea Hoia-Baciu, avec l’analyse des photographies par Gheorghiță, et l’histoire s’enrichit de nouveaux détails. Un an après Barnea, rapportait Adevărul en 2015, Sift photographia un objet semblable au-dessus de la forêt et trouva le lendemain un cercle d’herbe séchée de près de cinq mètres de large, une marque qui resta selon Pătruț « visible pendant de nombreuses années, jusque vers 2009 ». En 2012, Pătruț déclara à Evenimentul Zilei que la série de Barnea comptait cinq images, dont trois seulement furent rendues publiques, la dernière prise « immédiatement après la dématérialisation de l’OVNI, qui laissa derrière lui un grand anneau circulaire gris ». En 2004, Jurnalul Național écrivit, sans citer de source, que la Securitate s’y était intéressée et avait, quelques mois plus tard, contraint Barnea à remettre l’essentiel du négatif. Pătruț dit n’avoir jamais rencontré Barnea, qui quitta Cluj vers 1970 et mourut d’un cancer à Iași le 1er janvier 1994. Des auteurs plus récents en font un technicien militaire et situent la clairière à Poiana Rotundă, la « prairie ronde » que les guides montrent aujourd’hui comme le lieu où furent prises les premières photographies d’OVNI ; les comptes rendus de 1968 disent seulement « une clairière ». Autour d’elle s’agglomérèrent les légendes : une fillette disparue qui serait ressortie cinq ans plus tard sans le moindre souvenir, des anomalies géomagnétiques qui videraient les batteries et troubleraient les visiteurs, le surnom de « triangle des Bermudes roumain ». Wikipédia en roumain note que ces mythes se répandirent après 1968 et qu’aucun n’a jamais été étayé, et en 2012 un reporter d’Evenimentul Zilei écrivait que la plupart des manifestations paranormales de la forêt sont postérieures aux photographies.

Photographie d’une prairie d’herbes hautes en pente douce, baignée de soleil, le premier plan dans l’ombre avec quelques petites fleurs sauvages bleues, sous une rangée d’arbres verts touffus et une bande de ciel bleu.
Poiana Rotundă, la prairie ronde de la forêt de Hoia-Baciu, le 19 août 2019. Son lien avec les photographies de Barnea relève d’une identification plus tardive ; les sources de 1968 ne parlent que d’une clairière. Photo : Lajsikonik, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Source de l’image · CC BY-SA 4.0 · Lajsikonik

Sources: Misterele din Hoia-Baciu, una dintre cele mai înfricoșătoare păduri din lumePădurea extraterestră de lângă Cluj înviorează turismulLumini stranii pe cerul ClujuluiPădurea Hoia-Baciu

Une assiette en fer-blanc dans les airs

La lecture sceptique la plus incisive vint de Marian Ţigănuş, un expert en photographie, comme le qualifia plus tard Evenimentul Zilei, qui mit son analyse en ligne vers 2007. En regardant la première image, écrivit-il, il pensa tout simplement à une assiette en fer-blanc qu’il avait chez lui. La distance ne reposait que sur le témoin ; l’angle occupé par le disque, environ 1,83° d’après les chiffres des analystes eux-mêmes, correspond aussi bien à un engin de 32 mètres situé à un kilomètre qu’à une assiette de 20 centimètres à 6,25 mètres de l’objectif, bien à l’intérieur de la profondeur de champ du FED-2 par une journée lumineuse. Puis il fit ce qu’avaient fait les rédacteurs de Lumières dans la Nuit. Retourné de haut en bas, le disque de la deuxième image coïncidait presque exactement avec le premier, par le contour comme par le jeu des ombres et des lumières, et l’éclairage « impossible » devenait soudain une banale lumière du soleil. Il jugeait invraisemblable une telle coïncidence et suggéra une double exposition en chambre noire : l’assiette d’une image tirée à l’envers dans un paysage vide, les ombres retouchées, et la troisième image un autre lancer saisi de profil. « Nous avons le “coupable” de face, de dos et de profil, comme à la police », plaisanta-t-il. En mars 2008, lors d’un barbecue, il fit lancer par un ami une assiette blanche de 15 centimètres qu’il photographia avec un appareil numérique réglé sur une sensibilité proche de celle du film de Barnea, et obtint des « OVNI » nets même au 1/60 de seconde en la saisissant au sommet de sa trajectoire. Il ne prétendit pas avoir apporté de preuve ; l’hypothèse de l’assiette de 20 centimètres, écrivit-il, était « parfaitement valable », les seuls indices contre elle n’étant « que les paroles du témoin ». Pătruț répliqua que l’idée ne tenait pas, puisque les témoins et les analystes étrangers s’accordaient à dire que l’objet avait sa propre lumière. On ne sait pas que les négatifs réclamés par Delcorps en 1970 aient jamais été examinés par qui que ce soit d’indépendant, et l’affaire perdure à cause de cette lacune : trois photos de soucoupe que Gheorghiță, dans Flying Saucer Review, classait parmi les meilleures jamais prises, publiées par une agence de presse communiste, défendues par un laboratoire belge, et racontées par leur auteur en deux versions qui ne concordent pas.

Trois agrandissements granuleux d’un disque sur un ciel pâle, côte à côte. À gauche : le disque de la première photographie, incliné, au bord inférieur sombre. Au centre : le disque de la deuxième photographie, avec une bande sombre le long de son bord supérieur. À droite : le même disque de la deuxième photographie retourné, sa bande sombre désormais en bas, comme sur la première.
Le disque de la photo 1 (à gauche) et de la photo 2 (au centre), et la photo 2 retournée (à droite), qui se rapproche alors de la photo 1 par le contour et l’ombrage : la ressemblance relevée par les rédacteurs de Lumières dans la Nuit, puis par Marian Ţigănuş. Emil Barnea, 18 août 1968, tel que reproduit dans Flying Saucer Review 15:6 (1969). Domaine public en Roumanie (série photographique publiée pour la première fois dans ce pays en 1968 ; la protection prévue par le décret 321/1956 avait expiré avant la loi 8/1996), et donc non restaurée aux États-Unis. Détail agrandi ; trame de la similigravure visible. Source de l’image

Sources: Analiza poze OZN Emil Barnea 1968 din pădurea Hoia-BaciuPădurea extraterestră de lângă Cluj înviorează turismulAnalyse minutieuse de photos prises à Cluj (Roumanie)

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Sources et entretiens

Les sources conservent leur langue d’origine ; leurs titres et descriptions sont traduits.

Un obiect zburător neidentificat în apropiere de ClujAgerpres (Ludovic Roman et Gh. Brătescu) · Scînteia no 7829 · mercredi 18 septembre 1968 · page 7, avec la photographie légendée « Obiectul fotografiat la Cluj » · numérisation de la Biblioteca Județeană DevaUn obiect zburător observat în apropierea orașului ClujDépêche de l’Agerpres et note signée de l’ingénieur électronicien Florin Gheorghiță · România liberă no 7437 · 18 septembre 1968 · page 5 · numérisation de la Biblioteca Județeană DevaFarfurii zburătoare la Cluj?Ion Rus · Scînteia tineretului no 6012 · 18 septembre 1968 · page 1 · numérisation de la Biblioteca Județeană DevaLa Cluj: farfurie zburătoare? · Interviu indirect cu Emil BarneaBazil Dunăreanu · Flacăra no 39 · fin septembre 1968 · page 5 · L’interview téléphonique de Barnea, son plus ancien récit connu · numérisation de la Biblioteca Județeană DevaRomânia comunistă, cuprinsă de „febra OZN-urilor”Daniel Guță · Adevărul · 16 septembre 2026 · Citant la dépêche de l’Agerpres de 1968, une déclaration de Barnea de 1968, Steaua Roșie et Tribuna du 20 septembre 1968O.Z.N. – o problemă modernăFlorin Gheorghiță · Editura Junimea, Iași · 1973 · chapitre V, « S-a întîmplat la Cluj », p. 81–85, et fig. 9–12 · via l’Internet ArchiveFlying Saucer over Cluj, RomaniaFlorin Gheorghiță, traduit par Gordon Creighton · Flying Saucer Review 15(6) · novembre/décembre 1969 · p. 12–16 · via l’Internet ArchiveMail Bag: ‘Shadow’ and ‘Portholes’A. Calvert, Barnet · Flying Saucer Review · début 1970 · La théorie du plasma d’un lecteur sur la deuxième photographie · via l’Internet ArchiveMail Bag: Computing distances of UFOs observedDavid Keilbarth, Oklahoma City · Flying Saucer Review 18(4) · juillet/août 1972 · lettre du 30 avril 1972 · via l’Internet ArchiveWeird “Flying Globe” photographs in Romania · The Report from ClujFlorin Gheorghiță, traduit par Gordon Creighton, et le commentaire de Creighton · Flying Saucer Review 22(1) · mai 1976 · p. 3–9 · Sur le biologiste Alexandru Sift · via l’Internet ArchiveAnalyse minutieuse de photos prises à Cluj (Roumanie)Lumières dans la Nuit 114 · octobre 1971 · p. 21–25 · Le récit de Gheorghiță, le test du miroir de la rédaction, le rapport du LAET de G. Delcorps signé à Liège le 12 mars 1970 et la note d’un second expert du 28 octobre 1970 · via l’Internet ArchiveNote sans titre sur de nouvelles photographies de ClujFlorin Gheorghiță · Lumières dans la Nuit 155 · 1976 · p. 4 · Les photographies de Sift et « le cosmodrome de Cluj » · via l’Internet ArchiveUFO’s from Behind the Iron CurtainIon Hobana et Julien Weverbergh · Souvenir Press, Londres · 1974 (édition française 1972) · chapitre 6, « Emil Barnea from Cluj (Rumania) offers some important clues », p. 93–107 · via l’Internet ArchiveLe dossier photo d’Inforespace: dimanche 18 août 1968, Cluj, RoumanieMichel Bougard · Inforespace 13 · 1974 · p. 22–26 · via l’Internet ArchiveClues from Cluj: UFOs over RomaniaMichel Bougard, traduit par Beatrice Zimmer d’après Stendek 21 (septembre 1975) · MUFON UFO Journal 112 · mars 1977 · via l’Internet ArchiveUFOs Behind the Iron Curtain, No. 18Joseph M. Brill, traduisant Gheorghiță d’après le bulletin des astronomes amateurs de Cluj de décembre 1970 · Skylook 64 · mars 1973 · via l’Internet ArchiveProvisional Catalogue of UFO Photographs, entrée 0341UFO Register 8 · 1977 · « Emil Barnea. Four photographs taken. » · via l’Internet ArchiveThe Cosmic Pulse of LifeTrevor James Constable · 1976 · Sur l’« ombre anomale » et les photographies de Cluj · via l’Internet ArchiveCase 52: Traffic Investigator Photographs (Santa Ana, Calif., August 1965)William K. Hartmann · Scientific Study of Unidentified Flying Objects (le rapport Condon) · 1968 · Sur les photographies Polaroid de Rex Heflin du 3 août 1965 · texte en ligne du NCASAnaliza poze OZN Emil Barnea 1968 din pădurea Hoia-BaciuMarian Ţigănuş · Ozenistice (freewebs) · v. 2007, avec son expérience de l’assiette en fer-blanc du 9 mars 2008 · archivé par la Wayback Machine, 17 juillet 2012Pădurea extraterestră de lângă Cluj înviorează turismulEvenimentul Zilei · 15 juillet 2012 · Entretiens avec Adrian Pătruţ et Marian ŢigănuşLumini stranii pe cerul ClujuluiVasile Surcel · Jurnalul Național · 5 juillet 2004 · D’après Fenomenele de la Pădurea Hoia-Baciu (1995) d’Adrian PătruțMisterele din Hoia-Baciu, una dintre cele mai înfricoșătoare păduri din lumeFlorina Pop · Adevărul (Cluj-Napoca) · 6 février 2015 · Sur Sift, Pătruț et les visites guidées de la Poiana RotundăPădurea Hoia-BaciuWikipédia (en roumain) · révision 16726068 · Géographie, les photographies de 1968 et les légendes ultérieuresFlorin GheorghițăWikipédia (en roumain) · révision 17441673 · Biographie et bibliographie

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